Le dernier roi des Echecs. Kevin MacDonald, réalisateur du Dernier Roi d'Ecosse et de State of play (prochainement en salle), réalisera Bobby Fisher goes to war. Le film retracera le parcours du champion du monde du jeu d'Echec Bobby Fisher et en particulier sa victoire mondiale en 1972, en pleine Guerre Froide, face au Russe Boris Spassky. Bobby Fisher est décédé le 17 janvier. Il était notamment connu pour sa paranoïa exacerbée, particulièrement à l'égard du peuple juif qu'il accusait de comploter contre lui. (avec Variety)
Duel d'auteurs. Michael Angarano, Jemaine Clement et Sam Rockwell partageront l'affiche de Gentlemen Broncos, un long-métrage que mettra en scène Jared Hess, le réalisateur du culte Napoleon Dynamite. L'histoire tournera autour du personnage d'un adolescent solitaire (Angarano) lequel assiste à une réunion d'écrivains. Le lycéen se fera voler ses écrits par un auteur aussi célèbre qu'excentrique nommé Ronald Chevalier (Clement). Le film promet d'être original avec un scénario se découpant en deux parties : l'histoire du roman fictif vue à travers l'imagination de l'adolescent, mais aussi via celle de Ronald Chevalier. Sam Rockwell jouera dans ce film, le personnage principal du roman fictif. (avec The Hollywood reporter)
Film d'ouverture, 14ème festival des Cinémas d'Asie de Vesoul. (Sortie nationale le 20 février).
S'il existe une dynastie Coppola au sein du paysage cinématographique Hollywoodien, il est une autre famille, du côté de Téhéran, pour qui le cinéma est inné. Tout commence avec Moshen Makhmalbaf, un des maîtres du cinéma perse avec Abbas Kiarostami et notamment auteur du Silence (1998). Moshen est le père de Samira, réalisatrice de La Pomme (1997) ; de Maysam, réalisateur du making-of du Tableau Noir de sa soeur Samira (2000); et de Hana, réalisatrice du Cahier dont nous nous apprêtons à parler. Moshen est également l'époux de Marzieh Meshkini, réalisatrice du Jour où je suis devenue femme (2001) et de Chiens Egarés (2005).
En recomposant l'arbre généalogique de cette famille dédiée au septième art, nous ouvrons quelques pistes pour la lecture de ce Cahier, premier long-métrage (à 19 ans) d'Hana. Le Cahier est une production de la Makhmalbaf Film House, une école de cinéma fondée par Moshen et dont le but premier est de reconstruire une cinématographie en Afghanistan, pays ravagé par les guerres et frontalier de l'Iran.
Les films de la Makhmalbaf Film House traitent donc régulièrement de l'Afghanistan contemporain via les films de chacun des membres de la famille : Marzieh Meshkini évoque l'émancipation des femmes perses par rapport au Tchador dans Le Jour où je suis devenue femme ; Samira parle de la chute du régime Taliban dans A cinq heures de l'après-midi et maintenant, Hana nourrit son premier film par le contexte de la destruction par les talibans des Bouddhas géants de Bâmiyan en 2001. Le Cahier commence ainsi par des images d'archives de la destruction de ces statues monumentales.
Le Cahier adopte le point de vue d'une enfant pour une histoire simple et relativement assimilable à une fable. Baktay, une petite fille de 6 ans, souhaite suivre son voisin Abbas à l'école "pour apprendre des histoires". Elle doit pour cela acheter un cahier. Elle part vendre des oeufs au bazar et, après quelques petites péripéties, finit par acquérir son précieux sésame. Sur le chemin de l'école, Baktay rencontre un groupe de jeunes garçons à peine plus âgés qu'elle. C'est à partir de là que le film d'Hana Makhmalbaf réussit à capter l'attention de ses spectateurs.
Jusque-là, le film paraissait pour le moins bancal : une image DV propre mais vraiment pas belle, une réalisation plutôt académique et une mise en place qui repose sur des ressorts vus et revus dans les films des aînés de la réalisatrice. C'est une constante dans le cinéma des Makhmalbaf, l'histoire est vue à travers le regard d'enfants particulièrement attachants (Cf Le Silence, Le Tableau Noir, Chiens Egarés, entre autres...). Les adultes sont souvent exclus de ces longs-métrages et l'un des thèmes principaux est l'éducation, la scolarité. Le Cahier remplit tous les critères. Le premier quart d'heure du film repose donc essentiellement sur la jeune actrice du film, un petit bout de chou de 6 ans, au regard étoilé qui suscite inévitablement l'affection des spectateurs.
Le film prend une tournure décisive lorsque la petite Baktay croise le chemin de ce groupe d'enfants dont nous parlions. Devant les cadavres des statues de Bouddhas, ceux-ci jouent aux Talibans avec un réalisme assez effrayant. Baktay est soudainement traitée d'impie par des garçons qui braquent sur elle des petites branches d'arbres en guise de fusils. Baktay est jugée hâtivement et condamnée à être lapidée. Les garçons rejouent toutes les séquences de la guerre d'Afghanistan. Par exemple, Abbas le voisin de Baktay, est pris à parti en tant qu'ennemi américain. La façon dont Hana traite ses séquences amorce l'idée du pire, d'un dérapage fatal en même temps que l'on se demande parfois si ces garçons jouent vraiment ou reconstituent plutôt.
En 1h15 à peine, Hana Makhmalbaf nous fait partager des émotions contradictoires avec un film parfois maladroit, parfois trop lourdement symbolique, mais finalement intéressant et prometteur.
Romanek abandonne "Wolfman". Avec Benicio del Toro, Anthony Hopkins et Emily Blunt, le Wolfman de Mark Romanek commançait à s'annoncer vraiment alléchant. Le projet prend un peu de plomb dans l'aile avec le départ de Mark Romanek. Le réalisateur de Photo Obsession s'est désisté pour, officiellement, des divergences artistiques. Le nom de son remplaçant n'a pas encore été révélé, mais deux réalisateurs sont en pôle position : Brek Eisner (Sahara) et Matt Reeves (Cloverfield) . Le tournage est toujours prévu pour le mois prochain. (avec Variety)
Leonidas et la guerre des sexes. Gérard Butler, Roi Léonidas de 300, rejoint Katherine Heigl (En Cloque) au casting de The Ugly Truth. L'histoire est centrée autour d'une productrice télé et d'un correspondant très macho lequel tente par une série de tests de prouver ses théories sur l'amour. Robert Luketic (La Revanche d'une blonde) dirigera le tournage programmé à partir d'avril. (avec Variety)
Gilliam veut finir "Dr Parnassus" sans Ledger. Terry Gilliam cherche une solution pour palier à la disparition subite de Heath Ledger, décédé brutalement la semaine dernière. L'acteur australien était le héros de The Imaginarium of Doctor Parnassus, alors en cours de tournage, et budgeté à hauteur de 30 millions de dollars. The Show must go on et, malgré l'émotion ressentie sur le plateau de part la tragédie, Gilliam envisageait de remplacer Ledger par Johnny Depp. Déjà engagé sur le Public Ennemies de Michael Mann, Depp ne devrait pas pouvoir se libérer, conduisant Gilliam à penser à une solution de replis. Le cinéaste souhaite désormais continuer son film et profiter des nouvelles technologies numériques pour poursuivre son film sans Ledger. (avec Worst Preview)
Décès de Philippe Khorsand. L'un des second-rôles les plus talentueux mais les plus discret du cinéma français est décédé hier mardi. Philippe Khorsand avait 58 ans. Pensionnaire de la Comédie-Française, l'acteur avait été vu au cinéma dans Les Compères, Mes Meilleurs copains mais aussi dans quelques uns des films de Claude Lelouch (Edith et Marcel, Les Misérables, Hommes, femmes, mode d'emploi). Ces dernières années, Philippe Khorsand était plutôt présent à la télévision, dans des séries comme Soeur thérèse.com ou Une Famille formidable, mais aussi via la très récurrente publicité MAAF. Philippe Khorsand fera sa dernière apparition sur grand écran dans Musée haut, musée bas, une comédie réalisée par Jean-Michel Ribes et qui devrait sortir à l'automne. (avec AFP)
Guillermo del Toro réalisera "The Hobbit". Il y a quelques semaines, Peter Jackson remportait sa guerre pour une adaptation de The Hobbit, préquelle de son Seigneur des anneaux. Le cinéaste révélait aussi ne vouloir que produire ce film, prévu normalement pour être découpé en deux long-métrages bien distincts. Jackson (trop occupé par Lovely Bones et Tintin) vient donc de jeter son dévolu sur Guillermo del Toro, réalisateur de l'extraordinaire Labyrinthe de Pan. Une annonce pour le moins enthousiasmante mais qui risque dans le même temps de fermer la porte à la possibilité pour Del Toro de clôre la saga Harry Potter. (avec The Hollywood Reporter)
Julia Roberts part à l'aventure. Actuellement à l'affiche de La Guerre selon Charlie Wilson pour son grand retour au cinéma, Julia Roberts vient d'accepter de se joindre au projet d'adaptation de Hothouse Flowers, d'après un roman (inédit à ce jour) de Margot Berwin. Julia Roberts jouera le rôle d'une femme récemment divorcée qui décide de plaquer son travail de publicitaire à Manhattan pour partir à l'aventure. Julia Roberts produira le long-métrage et se montre donc de nouveau particulièrement active. Rappelons que l'actrice présentera hors-compétition à Berlin son nouveau long-métrage, Fireflies in the garden,et vient d'accepter de figurer au casting de Duplicity de Tony Gillroy. (avec The Hollywood Reporter)
Bruce Willis face à un complot. Bruce Willis profite du report du Pinksville d'Oliver Stone (pour cause de grève) pour s'engager avec Jonathan Mostow (U-571, Terminator 3) dans The Surrogates. Adaptation d'un roman graphique de SF, The Surrogates se déroulera dans un futur assez proche, où les humains vivent isolés et n'interagissent que grâce à des robots doubles d'eux-même. Bruce Willis sera un policier qui, par le biais de son double, enquêtera sur une série de meurtre de robots, et sera confronté à un complot... (avec Variety).
Europa Corp. aime Adèle Blanc-Sec. Luc Besson et sa socièté Europa Corp. viennent d'acquérir les droits pour une adaptation cinéma de la bande-dessinée de Patrick Tardit, Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec. Europa Corp. prévoit trois long-métrages avec une sortie pour le premier épisode, envisagée pour 2009. (avec Variety)
"Collision" en série.Crash, une série dramatique en 13 épisodes d'une heure, verra le jour en 2008 aux États-Unis et sur la chaîne Starz. Cette nouvelle série est inspirée par le long-métrage éponyme de Paul Haggis (Collision en français), Oscarisé en 2004. Paul Haggis, Don Cheadle et les producteurs du film sont attachés à l'adaptation télé. (avec Worst Previews)
Josh Lucas transplanté. Michael Cuesta réalisera Tell-Tale, adaptation moderne de la nouvelle d'Edgar Allan Poe , Le Coeur révélateur. Josh Lucas jouera le rôle d'un père célibataire récemment transplanté qui se met en quête de retrouver l'assassin de son donneur. (avec The Hollywood Reporter)
Jessica Biel, femme fatale. Jessica Biel (Massacre à la tronçonneuse) sera la tête d'affiche du thriller Die A little. Le film racontera les différentes vies (des années 50 à nos jours) d'un instituteur et de son frère détective, lesquels seront à chaque fois bouleversés par l'arrivée dans leurs vies d'une mystérieuse jeune femme. (avec Variety)
Julianne Moore aime l'horreur. Paul Thomas Anderson pourrait réaliser bientôt un film d'horreur. L'une de ses actrices fétiches, Julianne Moore va elle rejoindre le cast d'un film du genre, malheureusement pas sous la direction de PTA, mais sous celle des réalisateurs suédois Mans Marlind et Bjorn Stein. Le duo mettra en scène Shelter, un thriller horrifique écrit par le scénariste de Identity, Michael Cooney (avec Variety)
La Môme chez M.Mann. Auréolée par le succès extraordinaire de La Môme, Marion Cotillard voit maintenant affluer les propositions hollywoodiennes. Déjà attendue dans la comédie musicale Nine de Rob Marshall (projet repoussé du fait de la grève des scénaristes), l'actrice française est maintenant prévue pour apparaître aux côtés de Johnny Depp dans Public Ennemies, le prochain film de Michael Mann. Marion Cotillard jouerait le rôle de la petite amie de John Dillinger (Johnny Depp), le braqueur que traque Melvon Purvis (Christian Bale) dans le Chicago de la prohibition. D'autres acteurs viennent d'être castés : Giovanni Ribisi, Stephen Dorff et Jason Clarke. Channing Tatum sera également de l'aventure... ce qui ne l'empechera pas non plus de figurer à l'affiche du G.I Joe de Stephen Sommers pour lequel il vient là aussi d'être choisi. (avec Variety et Latino Review à 11h36)
Barry Levinson into the wild. Robert Redford vient d'acquérir les droits pour une adaptation de A walk in the woods, récit d'aventures au milieu des montagnes Appalaches. L'acteur/cinéaste héros de Jeremiah Johnson, ne devrait que produire le film que dirigerait Barry Levinson. Les deux réalisateurs ont déjà travaillé ensemble à l'occasion du Meilleur en 1984. (avec The Associated Press à 9h23)
Beyonce est Etta James. Le casting du Cadillac Records de Darnell Martin se précise encore (voir la new). La chanteuse R&B Beyonce Knowles (Austin Powers 3, Dreamgirls) incarnera à l'écran la chanteuse Etta James. Chuck Berry, autre grande figure du Label fondé par Leonard Chess devrait également apparaître dans le film sous les traits d'un acteur. Le casting n'est donc pas terminé mais il a déjà de l'allure. Autour d'Adrian Brody en Leonard Chess, on pourra retrouver Jeffrey Wright, Tammy Blanchard, Emmanuelle Chriqui, Columbus Short. (avec Blackfilms.com à 8h12)
William H. Macy derrière la caméra. Un des acteurs fétiche de Paul Thomas Anderson s'apprête à faire ses débuts de réalisateur. William H. Macy travaille actuellement sur son premier long-métrage de cinéaste, Keep Going Back, une production indépendante à petit budget et pour lequel le casting est en cours. L'acteur vient également de révéler qu'une suite à Bande de sauvage est actuellement en chantier. (avec Coming Soon à 7h57)
Il y a longtemps que l'on a perdu Dario Argento. De temps en temps, un film nous redonne un peu d'espoir via une production correcte et puis ces espoirs sont vite déçus. Que dire de Mother of tears ? Il s'agit d'un nauffrage. A tous les niveaux. La déception est d'autant plus grande que le film clôt une trilogie commencée avec un des films majeurs de l'histoire du cinéma (Suspiria), et poursuivit avec une oeuvre déjà différente et un peu moins impressionnante (Inferno). Mais même sans cela, Mother of tears est un film raté à tous les étages, duquel il n'y a strictement rien à sauver et qui procure une peine immense, le sentiment d'avoir perdu pour toujours un cinéaste autrefois admiré...
Avec son esthétique de (mauvais) film porno, déjà entrevu dans la bande-annonce, Mother of tears s'apparente d'emblée à une grosse blague. On pourrait d'ailleur rire avec un nom de réalisateur inconnu, tant Argento enchaînes les séquences ridicules mais, dans ce cas précis, nous ne pouvons qu'être affligé. Argento, qui n'a jamais été un très grand directeur d'acteur, nous montre également dans ce film, sa fille dans ce qui est sans aucun doute possible sa plus mauvaise prestation d'actrice à ce jour. Le personnage qu'elle incarne est en plus mis dans des situations impossibles à concevoir et vectrice de sarcasmes obligés. A ce niveau là de médiocrité, on en arrive à faire l'impasse sur les effets spéciaux numériques ratés. Le coup de grâce en fait. Alors, à quoi se raccrocher ? Une séquence initiale de meurtre finalement pas mal et le clin d'oeil d'Udo Kier, pas vraiment génial mais sympathique, d'autant plus que sa séquence permet de faire le lien avec les autres films de la trilogie. Un lien qu'on préfèrerait taire, mais le souvenir de ces films nous force à nous rappeler qu'il fût un temps ou Argento était inspiré. Un temps ou Argento était grand.
La quinzième édition du festival Fantastic'Arts de Gérardmer aura tenu toutes ses promesses. Les films les plus attendus n'ont pas déçu, même si la soirée de clôture aura été désastreuse, la faute à la trahison faite par Dario Argento, coupable de nous avoir pondu l'infâme Mother of Tears. Gérardmer 2008 restera un grand cru et le palmarès en est d'ailleurs un beau reflet. On regrettera juste que le prix du Jury soit remis ex-aequo à deux films : [Rec.] étant largement plébiscité par ailleurs, on a comme le sentiment que la récompense décerné à l'audacieux Teeth perd un peu de son prestige. Qu'importe, le palmarès est plutôt à la hauteur de cette belle et riche sélection.
GRAND PRIX : L'Orphelinat de Juan Antonio Bayona
Prix du Jury (ex-aequo): Teeth de Mitchell Lichtenstein ; [Rec.] de Jaume Balaguero & Paco Plaza
Prix de la critique : Diary of the dead de George A. Romero
Prix du public : [Rec.] de Jaume Balaguero & Paco Plaza
Prix du Jury Sci-Fi : L'Orphelinat de Juan Antonio Bayona
Prix du Jury jeune : [Rec.] de Jaume Balaguero & Paco Plaza
Prix du meilleur inédit vidéo : Détour Mortel 2 de Joe Lynch
Grand Prix du court-métrage : Dans leur peau d'Arnaud Malherbe
D'un côté, un homme licencié et mis à la rue, de l'autre Brady, une jeune infirmière sur le point d'être promue chef de son service. Ces deux personnages ne sont pas sensée se rencontrer mais un collision lie leur destin de manière irréversible. Percuté par une Brady sous substance, le SDF traverse le part-brise et reste coincé. Personne ne viendra l'aider à se sortir de là et le voilà enfermé dans un garage, prisonnier malgré lui.
Le pitch du film est basique mais tient en haleine pendant 1h20 particulièrement bien menée. Stuck est quelque peu old-school, impression inspirée par le générique et confirmée ensuite par la mise en scène de Gordon et la bande-son, mais c'est ce qui fait d'emblée tout le charme du film. Gordon ne cherche pourtant aucunement un quelconque consensus. S'il a abandonné le gore, son cinéma ne détourne pas le regard à la vue du sang. Le film reste une satire sociale assez violente et surtout très drôle. On ne nous épargne malgré tout rien, ni la merde de vieux pensionnaires de maison de retraite que nettoie l'infirmière, ni l'essui-glace qui pénètre profondément dans la chaire de la victime accidentée. Stuck interroge la moralité du spectateur via la culpabilité de son héroïne. La satire est parfois grinçante, comme lorsque le gangsta boyfriend de Brady suggère l'idée que la mort d'un SDF n'alerte et n'intéresse personne. Stuck confirme en tout cas le retour en forme de Stuart Gordon, trois ans après le déjà très bon Edmond et sans compter Dagon que nous n'avons pas vu. Mena Suvari est impeccable. Elle est une actrice talentueuse jamais plus intéressante ailleurs que dans les circuits du cinéma d'auteur (de American Beauty à Factory Girl en passant par la série Six Feet Under et l'Edmond de Gordon).
A l'occasion de son festival, Gérardmer rend cette année hommage au réalisateur japonais Takashi Shimizu, connu en particulier pour la série Ju-on et remaké par ces soins à Hollywood sous le titre The Grudge. LATERNA MAGICA est allé à la rencontre du cinéaste, un petit bonhomme très attachant à qui on donnerait volontiers le bon dieu sans confession...
Laterna Magica: Vous avez réalisé de nombreux films de fantômes, qu'est-ce qui vous intéresse particulièrement dans ces histoires là ?
Takashi Shimizu : Quand j'étais petit, j'étais très peureux et j'avais moi même peur de l'éventuelle existence des fantômes. Je me suis mis assez tard à regarder des films d'horreur car ça m'effrayait un peu trop. Quand j'ai commencé à tourner, on m'a proposé le scénario d'un film d'horreur avec des fantômes. Il se trouve que Ju-On a bien marché et que l'on m'a proposé de faire la suite. On m'a ensuite étiqueté réalisateur de film avec des fantômes. Quand j'ai décidé d'arrêter, on m'a alors proposer de faire le remake (The Grudge) aux Etats-Unis. J'ai accepté pour quelques films mais là je crois qu'il est temps de passer à autre chose.
Vous avez des projets ?
J'ai un projet en cours aux Etats-Unis mais avec la grève, ca n'avance pour l'instant pas
De quoi s'agit-il ?
Cette fois il s'agira d'un film de science-fiction avec des extraterrestres. Le casting n'est pas encore fait.
Il y a quelques-temps, Tsai Ming-Liang nous confiait qu'en Asie, dès qu'un jeune réalisateur réalisait un film un peu personnel, on lui proposait immédiatement de faire un film de fantômes. N'y a t'il pas là un danger pour les jeunes cinéastes asiatiques ? (1)
Je pense que chacun à son libre-arbitre pour accepter ou refuser des projets. D'autre part, je pense que l'on peut encore très bien réussir à faire des films d'horreur et continuer d'innover. Ce n'est donc pas forcément un travers ou un danger potentiel pour les jeunes réalisateurs. En tout cas, personnellement, j'en suis à un point ou j'en ai assez de tourner des films de fantômes, assez de tourner de des remakes, et j'ai envie de passer à autre chose.
Vous souvez-vous du premier film d'horreur que vous avez vu ?
Il y a eu deux phases. Je suis d'abord tombé par hasard sur un film d'horreur à la télévision et ça m'a alors un peu traumatisé. J'ai complètement arrêté d'en regarder jusqu'à ce que qu'un ami me propose de voir Vendredi 13, le second.
Quel est votre film d'horreur préféré ?
Personnellement, je n'aime pas les films uniquement gore, ou uniquement violent, qui sont trop caricaturaux dans leur genre. Un des films qui m'a le plus marqué, c'est Shining.
Quel regard portez-vous sur la production actuelle de films de genre ?
Il y a eu une vague de films d'horreur et de fantômes venant du Japon. Maintenant, la pluspart de ces films sont formatés et sans intérêt. Je pense qu'il serait bien maintenant qu'il y a ait de nouveau cinéastes, qui apportent de nouveaux sujet et un nouvel élan au genre.
Propos recueillis par Benoît Thevenin à Gérardmer, le 25 janvier 2008.
Traduit du japonais par Léa Le Dimna.
(1) : Propos tenus par Tsai Ming Liang le 5 juin 2007 et que vous pouvez retrouver en suivant ce lien
Live from Gérardmer. A l'amorce du week-end de clôture du festival, une petite présentation de ce qui nous attend à Gérardmer. Ce samedi, le festival rend hommage au réalisateur japonais Takashi Shimizu (The Grudge). Nous l'avons rencontré est l'interview sera prochainement en ligne. Ainsi que d'autres. Au programme samedi et dimanche, quelques films très attendus : Diary of the dead (Romero), Stuck (Gordon), Mother of tears (Argento) et L'Orphelinat. Sachez également que nous avons eu le bonheur de découvrir les excellents Teeth et [Rec.], deux films qui tiennent toutes leurs promesses mais sur lesquels nous prendront le temps de revenir un peu plus tard. Restez à l'écoute !
Johnny Depp remplace Heath Ledger. The Show must go on. Malgré la disparition brutale d'Heath Ledger, le monde du cinéma continue de tourner. On annonçait le report du prochain Terry Gilliam, The Imaginarium of Doctor Parnassus. Le cinéaste devrait trouver en Johnny Depp, l'acteur providentiel pour remplacer Heath Ledger. Johnny Depp était déjà annoncé pour un autre projet maudit de Gilliam, son fameux Don Quichotte qui ne vit finalement jamais le jour... (avec The Sun à 7h49)
Une histoire de fantômes coréens, ou les morts marient leurs âmes avec les vivants, ou les fantômes font "bou". Vraiment rien d'original. Au contraire, tous les codes des films d'horreurs asiatiques sont soigneusement régurgités ici. Les frères Jung, anciens assistants de Park Chan-Wok (sur Old Boy entre autres) nous proposent un film a l'ambition artistique très affirmée mais au contenu complètement vide. Le premier plan, avec des infirmiers en train d'ouvrir le crâne d'un patient donne quand même la tendance d'un film assez volontaire dans sa représentation de la violence. Cela ne cache pas les nombreuses faiblesses d'une oeuvre qui fait plus souvent sourire que peur : un scénario assez baroque qui multiplie fausses pistes et faux semblant pour mieux perdre les spectateurs ; une utilisation assez pathétique de la musique composée par Bernard Herrman dans Psychose, une jeune comédienne à côté de la plaque qui n'inspire que très peu la peur. Il y a de quoi être dubitatif.
Dans Epitaph, on est pas très loin de Deux soeurs, mais il y avait dans ce dernier une réelle atmosphère oppressante. Epitaph ne restera sûrement pas dans les annales. Il ne s'agit là que d'un film publicitaire, à comprendre par là qu'il s'agit d'un simple catalogue d'images. Pour le reste, les cinéastes nous ennuient a force de surligner et répéter certaines clés du film, notamment la conclusion, assez ridicule en soi. A éviter.
007 a un titre. Le titre officiel du 22e chapitre des aventures de James Bond vient d'être annoncé. Le film de Marc Foster se nommera Quantum of Solace. Rappelons le casting du film : autour de Daniel Craig, Mathieu Amalric, Olga Kurylenko, Gemma Arteton, Jeffrey Wright et Judy Dench. Sortie prévues sur les écrans pour la fin de l'année (avec Sony Pictures à 8h36)
Jack Ryan est de retour. Les espions sont à l'honneur aujourd'hui. Celui imaginé par Tom Clancy va bientôt faire son retour sur grand écran, via By Any means Necessary. Fernando Mereilles (La Cité de Dieu, The Constant Gardener) devrait se charger de la mise en scène et Ryan Gosling reprendre le rôle successivement tenu par Harrison Ford (Jeux de guerre, Danger immédiat), Alec Baldwin (A la poursuite d'Octobre Rouge) et Ben Affleck (La Somme de toutes les peurs). (avec Movie Hole à 8h48)
Claude Lelouch quitte la gare. Fort du succès surprise de Roman de gare, Claude Lelouch à retrouvé l'enthousiasme de ces vingt ans et travaille sur deux nouveaux projets. Le premier est une suite, trente ans plus tard, de L'aventure c'est l'aventure avec au casting, Johnny Hallyday et Aldo Maccione... Second projet, Ces années-là, une comédie musicale de grande ampleur dans le Paris du début du XXème siècle et jusqu'aux années 2000... (avec France Inter à 9h22)
Toy Story en 3D. Les studios Walt Disney souhaitent faire redécouvrir l'univers de Toy Story en trois dimensions. Le fleuron des Studios Pixar et de John Lasseter devrait ressortir en octobre 2009 et en 3D ; Toy Story 2 (3D) serait lui exploité à partir de février 2010. Rappelons qu'un Toy Story 3 est en cours de production, et sera signé par Lee Unkrich (Toy Story 2) (avec Walt Disney Studios à 8h55)
Sam Mendes retourne à la comédie. Le réalisateur d'American Beauty réalisera pour son prochain film une comédie contemporaine provisoirement intitulée This Must be the place. Le film raconterait l'histoire d'un couple à la recherche d'un endroit aux Etats-Unis ou s'installer pour élever l'enfant dont ils attendent la naissance. (avec Variety à 10h00)
César 2008 : les nominations ! La Môme et Un Secret, avec chacun 11 nominations, sont les favoris logiques et attendus de la 33ème édition des Césars, le 23 février prochain. Comme pour les Oscars, voici les nommés pour les catégories principales (avec lescesarsducinema.com à 10h04)
Meilleur film :La Môme ; La Graine et le mulet ; Persepolis ; Le Scaphandre et le papillon ; Un Secret
Meilleur réalisateur : Olivier Dahan (La Môme) ; Abdellatif Kechiche (La Graine et le mulet) ; Claude Miller (Un Secret) ; Julian Schnabel (Le Scaphandre et le papillon), André Téchiné (Les Témoins)
Meilleure actrice : Isabelle Carré (Anna M.) ; Marion Cotillard (La Môme) ; Cécile de France (Un Secret) ; Marina Foïs (Darling) ; Catherine Frot (Odette Toulemonde)
Meilleur acteur : Mathieu Amalric (Le Scaphandre et le papillon) ; Michel Blanc (Les Témoins) ; Jean-Pierre Darroussin (Dialogue avec mon jardinier) ; Vincent Lindon (Ceux qui restent) ; Jean-Pierre Marielle (Faut que ça danse !)
Meilleur second rôle féminin : Julie Depardieu (Un Secret) ; Noémie Lvovsky (Actrices) ; Bulle Ogier (Faut que ça danse !) ; Ludivine Sagnier (Un Secret) ; Sylvie Testud (La Môme)
Meilleur second rôle masculin : Sami Bouajila (Les Témoins) ; Pascal Greggory (La Môme) ; Michael Lonsdale (La Question humaine) ; Fabrice Lucchini (Molière) ; Laurent Stocker (Ensemble c'est tout)
Meilleur scénario : Olivier Dahan (La Môme) ; Julie Delpy (2 days in Paris) ; Abdellatif Kechiche (La Graine et le mulet) ; Anne le Ny (Ceux qui restent) ; Laurent Tirard et Grégoire Vigneron (Molière)
Meilleur espoir féminin : Louise Blachère (Naissance des pieuvres) ; Audrey Dana (Roman de gare) ; Adèle Haenel (Naissance des pieuvres) ; Hafsia Herzi (La Graine et le mulet) ; Clotilde Hesme (Les Chansons d'amour)
Meilleur espoir masculin : Nicolas Cazalé (Le Fils de l'épicier) ; Grégoire Leprince-Ringuet (Les Chansons d'amour) ; Johan Libéreau (Les Témoins) ; Jocelyn Quivrin (99 Francs) ; Laurent Stocker (Ensemble c'est tout)
Meilleur premier film :Ceux qui restent ; Et toi, t'es sur qui ? ; Naissance des pieuvres ; Persepolis ; Tout est pardonné
Meilleure adaptation : Claude Berri (Ensemble, c'est tout) ; Christine Carrière (Darling) ; Ronald Harwood (Le Scaphandre et le papillon) ; Claude Miller et Nathalie Carter (Un Secret) ; Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud (Persepolis)
Meilleure musique écrite pour un film : Alex Beaupain (Les Chansons d'amour) ; Olivier Bernet (Persepolis) ; Alexandre Desplat (L'Ennemi intime) ; Zbigniew Preisner (Un Secret) ; Archie Schepp (Faut que ça danse !)
Meilleur documentaire :L'Avocat de la terreur ; Le Premier Cri ; Les Animaux amoureux ; Les LIP, l'imagination au pouvoir ; Retour en Normandie
Meilleur film étranger :4 mois, 3 semaines et 2 jours ; De l'autre côté ; La Nuit nous appartient ; La Vie des autres, Les Promesses de l'ombre
La duplicité selon Billy Bob Thornton. Billy Bob Thornton et Tom Wilkinson rejoignent Julia Roberts et Clive Owen au casting de Duplicity que réalisera Tony Gilroy. Il s'agira du second long-métrage du cinéaste lequel a signé cette année des débuts prometteurs avec l'impressionant thriller politique Michael Clayton. Duplicity devrait être dans le même esprit et dénoncer les dérives de l'industrie pharmaceutiques (avec Variety à 8h08)
Le prochain Gilliam retardé. L'imaginaire du Docteur Parnassum, prochaine livraison du fantasque Terry Gilliam a été provisoirement arrêté suite au décès d'Heath Ledger, mardi après-midi. L'acteur australien devait y retrouver le cinéaste, quelques années après une première collaboration avec Les Frères Grimm. Après l'annonce mardi du drame, l'équipe du film, dont le tournage devait débuter ce week-end, a été congédié et le tournage repoussé, pour le moment au mois de mars. (avec US magazine à 8h03)
L'horreur selon Paul Thomas Anderson. Alors que There will be blood, nommé 8 fois aux Oscars cette année, est l'un des films les plus attendus en France en ce moment, Paul Thomas Anderson travaille à la suite à donner à sa carrière. Le cinéaste pourrait réaliser pour son prochain long-métrage un film d'horreur. Le projet est loin d'être finalisé mais l'idée en soit est assez excitante.. (avec Bloody Disgusting à 7h49).
Fantastic'arts 2008, c'est parti ! La 15ème édition du festival du cinéma fantastique de Gérardmer s'ouvre ce soir avec la projection, en avant-première européenne, du Cloverfieldde Matt Reeves. Le dernier film de Stuart Gordon (Stuck), président du jury cette année, sera également présenté ce soir. LATERNA MAGICA vous donne un rendez-vous quotidien pour faire le point sur le déroulement du festival. Pour plus de détail concernant la manifestation, consultez notre revue de détail de la sélection (suivre ce lien).
A partir d'aujourd'hui dans les salles. Cette semaine est particulièrement riche en sortie cinéma. Pour vous aidez à faire votre choix, nous vous invitons à lire les critiques déjà publiées des films en questions : Sweeney Todd de Tim Burton ; Didine de Vincent Dietchy ; Train de nuit de Diao Yinan. A venir pour vendredi matin, notre avis sur Frontière(s) de Xavier Gens. Egalement à l'affiche à partir d'aujourd'hui, le nouveau film des frères Coen, un des grands favoris des Oscars 2008, No Country for old men.
John Woo recharge son calibre. Le cinéaste hong-kongais John Woo (The Killer, Volte/face) réalisera prochainement Caliber, d'après le comic-book de Sam Sarkar. Caliber est une sorte de réadaption de la légende du Roi Arthur et des Chevalier de la table ronde, dans le contexte de la conquête de l'Ouest américain. (avec Production Charts à 11h34)
Isild le Besco Troubled (every day).Actrice dans Nos vies heureuses, Sophie Laloy signera avec Je te mangerai son premier film en tant que réalisatrice. Annoncé en 2005 avec Laetitia Casta et Laura Smet au générique, le projet évolue. Ce sont désormais Isild le Besco (Camping Sauvage) et Judith Davis qui tiennent les premiers rôles de ce drame psychanalytique plutôt intriguant : deux amies d'enfances vivent ensemble dans un appartement. L'une, autoritaire, domine sa fragile amie, exerçant sur elle un pouvoir de fascination à la fois passionnel et morbide. Le titre du film semble parfaitement évocateur... (avec toutlecine à 11h17)
Heath Ledger retrouvé mort. L'acteur australien Heath Ledger a été retrouvé mort ce mardi dans son appartement de New York, selon une dépêche de la très sérieuse agence The Associated Press. Heath Ledger n'avait que 28 ans et les circonstances de sont décès ne sont pas encore éclaircies. Des pillules ont été retrouvées autour de son cadavre et l'hypothèse d'un suicide par overdose est envisagée. Le décès a été déclaré à 15h30, heure de New-York. Heath Ledger avait commencé à se faire connaitre en 2001 grâce à Chevalier de Brian Helgeland. Il avait ensuit imposé son charisme dans des films comme A l'ombre de la haine, Les Frères Grimm ou encore Les Seigneurs de Dodgtown. Héros aux côtés de Jake Gyllenhaal dans Le Secret de Brokeback Mountain, son rôle de cow-boy perturbé par une soudaine passion amoureuse mais homosexuelle lui vaut une reconnaissance internationale en plus d'une nomination à l'Oscar du meilleur acteur. C'est aussi sur le plateau de Brokeback Mountain qu'il rencontre Michelle Williams grace à qui il devient le papa d'une petite Matilda. Heath Ledger et Michelle Williams se sépareront en 2007 après deux ans d'union. Heath Ledger était et demeure très attendu en Joker du prochain film de la franchise Batman, The Dark Knight, lequel sortira cet été. Récemment à l'affiche de I'm Not There de Todd Haynes où il incarne un des Bob Dylan du film, sa prestation avait été unaniment saluée. C'est avec une profonde tristesse que LATERNA MAGICA accueille cette nouvelle. (avec The Associated Press)
Oscar 2008, les nominations ! Avec 8 nominations chacun, There Will be blood de Paul Thomas Anderson et No Country for old men de Joel et Ethan Coen se placent en favoris de la 80e cérémonie des Oscars (24 février). La France est particulièrement bien représentée grâce à Marion Cotillard, Le Scaphandre et le papillon (4 nominations) et Persepolis qui, s'il n'est plus en course pour l'Oscar du film étranger, a été retenu pour celui du film d'animation ! Voici, pour les catégories principales, les derniers candidats pour la statuette dorée (avec Variety à 14h52)
Meilleur film :Reviens-moi ; Juno ; Michael Clayton ; No Country for Old Men ; There Will be blood
Meilleur réalisateur : Julian Schnabel (Le Scaphandre et le papillon) ; Jason Reitman (Juno) ; Tony Gilroy (Michael Clayton) ; Joel & Ethan Coen (No Country for Old men) ; Paul Thomas Anderson (There Will Be blood)
Meilleur acteur : George Clooney (Michael Clayton) ; Daniel Day Lewis (There will be blood) ; Johnny Depp (Sweeney Todd) ; Tommy Lee Jones (Dans la vallée d'Elah) ; Viggo Mortensen (Les Promesses de l'ombre)
Meilleure actrice : Cate Blanchett (Elizabeth, l'Âge d'or) ; Julie Christie (Loin d'elle) ; Marion Cotillard (La Môme) ;Laura Linney (La Famille Savage) ; Ellen Page (Juno)
Meilleur acteur (snd rôle) : Casey Affleck (L'assassinat de Jesse James) ; Javier Bardem (No Country for old Men) ; Philipp Seymour Hoffman (La Guerre selon Charlie Wilson) ; Hal Holbrook (Into the wild) ; Tom Wilkinson (Michael Clayton)
Meilleure actrice (snd rôle) : Cate Blanchett (I'm not there) ; Ruby Dee (American Gangster) ; Saoirse Donan (Reviens-Moi) ; Amy Ryan (Gone Baby Gone) ; Tilda Swinton (Michael Clayton)
Meilleur scénario : Diablo Cody (Juno) ; Nancy Oliver (Lars and the real girl) ; Tony Gilroy (Michael Clayton) ; Brad Bird (Ratatouille) ; Tamara Jenkins (La Famille Savage)
Meilleur scénario adapté : Christopher Hampton (Reviens-moi) ; Sarah Polley (Loin d'elle) ; Ronald Harwood (Le Scaphandre et le papillon) ; Joel et Ethan Coen (No Country for old men) ; Paul Thomas Anderson (There Will be blood)
Meilleur directeur photo : Roger Deakins (L'assassinat de Jesse James) ; Seamus McGarvey (Reviens-moi) ; Janusz Kaminski (Le Scaphandre et le papillon) ; Roger Deakins (No Country for old men) ; Robert Elswit (There will be blood)
Meilleur monteur : Christopher Rouse (La Vengeance dans la peau) ; Juliette Welfing (Le Scaphandre et le papillon) ; Jay Cassidy (Into the Wild) ; Roderick Jaynes (No Country for old men) ; Dylan Tichenor (There will be blood)
Meilleur film d'animation:Persepolis ; Ratatouille ; Les Rois de la glisse
Meilleur film étranger :Beaufort (Israël) ; Les Faussaires (Autriche) ; Katyn (Pologne) ; Mongol (Kazakhstan) ; 12 (Russie)
Meilleure bande-originale : Dario Marianelli (Reviens-moi) ; Alberto Iglesias (Les Cerfs-volants de Kaboul) ; James Newton Howard (Michael Clayton) ; Michael Giacchino (Ratatouille), Marco Beltrami (3h10 pour Yuma)
Meilleure chanson : Falling Slowly (Once) ; Happy Working Song (Il était une fois) ; Raise it up (August Rush) ; So Close (Il était une fois) ; That's How you know (Il était une fois)
Maggie Cheung, Fanny Ardant et Jean-Pierre Léaud chez Tsai-Ming Liang ! Le cinéaste malais Tsai Ming Liang (La Saveur de la pastèque) tournera cet automne son prochain film, intitulé Visages. Le cinéaste retrouvera pour l'occasion Jean-Pierre Léaud, qu'il avait déjà dirigé dans le magnifique Et là bas quelle heure est-il ? en 2001. Léaud ne sera pas le seul acteur français à l'affiche puisque Fanny Ardant figure également au casting. On y retrouvera aussi l'égérie d'Olivier Assayas, Maggie Cheung (Irma Vep, Clean), et l'acteur fétiche du cinéaste, Lee Kang-Sheng. Tsai-Ming Liang devrait faire de Visages un film dans la lignée des précédents (Goodbye Dragon Inn, I don't want to sleep alone par exemple) ou l'abstraction prend la place à toute tentative de narration classique. Visages évoquera l'amour, la haine, la beauté et la séduction à travers les visages mêlés des trois acteurs avec des objets du musée du Louvre. Le cinéaste y tournera le film, acceptant là une invitation lancée par le Musée. (avec China.org à 13h30)
Kirsten Dunst disparait. Kirsten Dunst devrait rejoindre Ryan Gosling (Half Nelson) au casting de All good things. Le film raconte l'histoire d'un jeune héritier new-yorkais dont la famille à fait fortune dans les affaires immobilières. Il tombe bientôt amoureux d'une belle jeune femme issue elle d'un milieu modeste. L'idylle prends fin lorsque la jeune femme disparaît dans des conditions mystérieuses. Un détective privé enquête mais voit son travail entravé par des enjeux politiques qui le dépasse. Le tournage du film est prévu pour avril, sous la direction d'Andrew Jarecki. Auteur du documentaire Capturing the Friedman, il s'agira de son premier film de fiction. (avec Variety à 5h42)
Paul Dano SDF. Paul Dano (Little Miss Sunshine) et Brian Cox (Long Island Express, X-Men 2) seront en tête d'affiche de The Good Heart, prochain film de Dagur Kari, cinéaste islandais auteur des très bons Noi Albinoi et Dark Horse. Les deux acteurs remplacent respectivement Ryan Gosling et Tom Waits, initialement annoncés. The Good Heart raconte l'histoire d'un patron de bar qui se sait en fin de vie (Brian Cox) et qui prend sous son aile un jeune SDF (Paul Dano) dans le but de faire de lui son remplaçant au comptoir. (avec Production Charts à 1h17)
Adrian Brody est Leonard Chess. Adrian Brody et Jeffrey Wright joueront les rôles principaux de Cadillac Records, une plongée dans l'univers blues du Chicago des années 50. Adrian Brody sera Leonard Chess, fondateur du mythique label blues/R&B Cadillac Records, tandis que Jeffrey Wright (Syriana, La Jeune fille de l'eau) jouera lui le rôle du musicien Muddy Waters. Cadillac Records sera réalisé par Darnell Martin. (avec Variety à 1h10)
Une seconde chance pour Dermot Mulroney et Hope Davis. Les aléas de la vie conduisent une famille dysfonctionnelle à se voir offrir une seconde chance de goûter au bonheur quand la mère, atteinte de pertes de mémoire, ne peut plus se souvenir de ses quinze dernières années... Driving Lessons s'annonce comme un projet assez étrange. Dermot Mulroney y jouera le rôle du père et Hope Davis (tous deux vus dans Mr Schmidt) celui de la mère déficiente. Le tournage, sous la direction de la cinéaste finlandaise Vivi Friedman, débutera en Mars à Los Angeles (avec Variety à 00h49)
Bush Jr par Oliver Stone ! En attendant Pinkville, son prochain film (mais actuellement retardé à cause de la grève des scénaristes hollywoodiens), Oliver Stone travail déjà sur un nouveau projet. Le turbulent cinéaste, après J.F.K et Nixon, s'intéresse maintenant au parcours de l'actuel président des Etats-Unis, George W. Bush. Le rôle serait déjà attribué à Josh Brolin (lequel sera à l'affiche de No Country for old men dès mercredi). Ce projet de film, provisoirement intitulé Bush, s'annonce polémique tant Oliver Stone s'affiche depuis longtemps comme un fervent détracteur de la politique du président républicain. Le cinéaste affirme néanmoins déjà ne pas vouloir livrer dans le film ses opinions personnelles. "Je ne peux pas faire ca, un cinéaste se doit de faire abstraction de ces convictions dans son travail. Pour ce film, je serai dans la position d'un arbitre. Je veux faire un portrait juste et vrai de cet homme. (...) ce devrait être un fill suprenant autant pour les supporters que pour les détracteurs du président."Bush est scénarisé par un des collaborateurs fétiche du cinéaste, Stanley Weiser, à qui l'on doit Wall Street. (avec Variety à 1h37)
L'après "Cloverfield". Roi d'Hollywood en ce premier mois de l'année (son Cloverfield vient de pulvériser en un week-end tous les records du box-office US pour un mois de janvier), Matt Reeves peut regarder devant lui. Si le cinéaste n'exclut pas l'idée d'une suite à Cloverfield, son prochain film devrait s'appeler The Invisible woman. Il ne s'agira pas d'une énième relecture de L'Homme invisible mais d'un thriller dans lequel une femme au foyer se sent si profondément déprimée qu'elle s'imagine invisible. Elle devient bientôt braqueuse de banque sans que personne ne s'en rend compte. L'intrigue prend une tournure différente lorsqu'une personne comprend ce qu'elle fait. (avec ComingSoon à 20h14)
Les Pires films de l'année. Les nominations pour les Razzies Awards viennent d'être annoncées. Les Razzies, rappelons le, sont décernés à des films considérés comme les pires de l'année. Pour 2007, I Know who killed me récolte 9 citations, dont deux pour la seule Linday Lohan. Autres "victime", Eddie Murphy glane 5 citations pour son seul compte et pour le film Norbit (8 citations au total). Sont également dans le collimateur des Razzies : Quand Chuck rencontre Larry (8 citations), Bratz, The Movie et Daddy Day Camp (5 citations) et enfin Captivity (3 citations). La cérémonie aura lieu comme tous les ans la veille des Oscars, à savoir le 24 février pour cette année. (avec Razzies.com, à 19h48)
La vie tumultueuse de Roman Polanski. Le festival du cinéma indépendant de Sundance bat son plein et les producteurs hollywoodiens y font leur marché. Un exemple, l'achat des droits pour un remake du film espagnol de Nacho Vigalondo Time Crimes. Mais l'une des curiosité du festival aura néanmoins été le cinéaste franco-polonais Roman Polanski. Un documentaire a été projeté à Sundance et The Weinstein Company en a acheté les droits pour une distribution sans doute internationale. Roman Polanski : Wanted & Desired, réalisé par Marina Zenivich, revient sur une période sombre de l'histoire personnelle du cinéaste lorsqu'il y a trente ans (en 1977), il fût contraint de fuir les Etats-Unis après une accustion de viol sur mineur. Le destin du cinéaste, âgé aujourd'hui de 74 ans, passionne visiblement puisqu'un long-métrage est en préparation actuellement, sans l'autorisation de l'intéressé. Damian Chapa, le réalisateur (ex-acteur de la série Melrose Place), souhaite raconter dans son film la vie de Polanski, de son enfance en Pologne pendant l'Holocauste à ses déboirs judiciaires aux Etats-Unis et en passant par l'épisode douloureux de l'assassinat (en 1969) de son épouse Sharon Tate par le tueur en série Charles Manson. (avec Variety et Allociné à 12h18)
Ken Watanabe rejont "Le Cirque". L'emblématique acteur japonais Ken Watanabe (Le Dernier samouraï, Lettres d'Iwo Jima) tournera une nouvelle fois à Hollywood, dans Cirque du Freak que dirigera Chris Weitz. Le film marque le retour sur les plateaux de Salma Hayek. On en avait déjà parlé il y a quelques jours.
A l'occasion de la sortie mercredi de Sweeney Todd (lire la critique), LATERNA MAGICA vous invite à voir ou revoir le premier court-métrage réalisé par Tim Burton en 1982, Vincent. A cette époque, Tim Burton travaille pour Disney - notamment sur Rox et Rouky et Tron. Le studio cède à l'envie de Burton de passer à la réalisation mais ce dernier détonne par son style et la noirceur de son film, hommage au mythique Vincent Price et inspiré par les écrits d'Egar Allan Poe. Burton quittera plus tard Disney, ne s'accordant pas avec la politique artistique de la société. Une bénédiction car Tim Burton se révélera bientôt comme un des cinéastes majeurs de notre époque...
Tim Burton n'est jamais aussi à l'aise qu'avec ses histoires les plus sombres. Nous en avons la preuve la preuve la plus éloquente avec ce Sweeney Todd. De la Planète des singes à Charlie et la Chocolaterie, même si chacun des films du génial Tim sont appréciables, force est de reconnaître qu'ils paraissent comme mineurs en égard aux états de service du cinéaste.
Sweeney Todd est l'adaptation d'une comédie musicale de Broadway, écrite en 1979 par Stephen Sondheim. Colossale succès Outre-atlantique et à Londres, elle n'a jamais été montée en France. Mais la légende de Sweeney Todd appartient à l'imaginaire collectif anglo-saxon, elle renvoie aux ambiances des plus sombres romans de Dickens, et touche à des valeurs qui ne sont pas forcément les nôtres.
Il n'y avait sans doute pas de combinaison plus évidentes qu'un duo Burton/Depp pour une bonne adaptation au cinéma de cette histoire. L'évidence s'impose en tous les cas d'elle même devant le spectacle du film. C'est exactement ça, un spectacle, d'une ampleur incroyable, aussi simple narrativement que maligne et tordue. Les couleurs de Big Fish ou Charlie sont bien moins présentes ici, sauf pour figurer la vie heureuse et passée du héros principal, alors dénommé Benjamin Baker. L'affiche du film est en celà parfaitement dans les tons du film : les nuances de gris dominent mais sont éclaboussées par la profusion de sang rouge écarlate. Même si la première gorge tranchée ne l'est qu'au bout d'une bonne heure du film, ça gicle ensuite dans tous les sens et c'est absolument jouissif. Sweeney Todd n'est manifestement pas un film pour toutes les bonnes âmes, il y a même un côté gore qui en révulsera certainement quelques uns. Sweeney Todd marque le grand retour en forme de Tim Burton avec son film le plus viscéralement aboutit depuis, sans doute, Sleepy Hollow, autre légende sanglante, tenez-donc, mise en scène par Burton il y a près de dix ans déjà. Les deux films ont d'ailleurs en communs un plan de tribunal qui prouvent qu'on est bien là dans le même monde filmique et la jeune Johanna interprétée par la nouvelle venue Jayne Wisener, rappelle très fortement le personnage jouée par Christina Ricci dans Sleepy Hollow (même blondeur, même visage etc.).
Et si le film est peut-être d'abord une comédie musicale, Burton en joue avec délice, sans chorégraphie outrageante mais simplement avec une justesse et une élégance morbide vraiment impressionnante. On notera un casting bien sûr parfait, les habituées de la maison en tête (Depp et Bonham Carter, évidemment), mais les nouveaux aussi. Alan Rickman est majestueux en juge vicieux et frustré, et Sacha Baron Cohen apporte un dynamisme et un souffle qui sont autant de promesses quant à la suite de sa carrière. Sweeney Todd était très attendu, mais Burton a affuté ses rasoirs. Le coup est tranchant, net et précis. Un film de métronome, instantanément classique, exaltant et qui fait d'autant plus plaisir que l'on y retrouve la part du cinéaste qui nous à toujours le plus fasciné.
Jones et Polley repassent derrière la caméra. Après de débuts de cinéaste très remarqués, les acteurs Tommy Lee Jones (avec Trois Enterrements) et Sarah Polley (avec Loin d'elle) s'apprêtent à renouveller l'expérience. Sarah Polley mettra en scène Buttercup, un drame dans lequel un vieil homme tente, avec l'aide de sa fille, de redonner un élan à sa vie suite au décès de son épouse. Tommy Lee Jones - que l'on retrouvera dès mercredi en tant qu'acteur dans le film des frères Coen No Country for old men - réalisera de son côté l'adaptation du roman posthume d'Ernest Hemingway, Îles à la dérive, lequel raconte l'histoire d'un peintre américain en retraite aux Bahamas pendant la Seconde Guerre mondiale. Une première adaptation de ce livre avait été réalisée en 1977 par Franklin J. Shaffner et sous le titre L'Île des adieux. (avec AlloCiné)
Emily Blunt dans "Wolfman".Emily Blunt (My Summer of love, Le Diable s'habille en Prada) vient de confirmer sa participation au film Wolfman, remake d'un film fantastique réalisé en 1941 par George Waggner. Le film raconte l'histoire d'un homme mordu par loup-garou et dès lors contraint de régir sa vie selon le calendrier lunaire... Dans la peau des deux loups-garou, deux acteurs de choix : Benicio del Toro et Anthony Hopkins. Mark Romanek (Photo Obsession) dirigera le tournage de Wolfman à partir du mois prochain. (avec MTV News)
Méfiez-vous de votre voisin ! L'équipe de Feast se remet en selle avec The Neighbor. L'histoire est celle d'une mule qui passe du Mexique aux Etats-Unis pour faire passer de la drogue mais qui se retrouve bientôt impliquée dans un scandale où il est question de torture... Le scénario est signé par Marcus Dunstan et Patrick Melton, a qui l'ont doit également l'écriture de Saw IV. Le duo avait écrit le script de Feast, lauréat du Projet Greenlight, un concours lancé par Matt Damon et Ben Affleck et qui vise à produire, en collaboration avec Miramax, le scénario primé d'un jeune auteur. La réalisation de Feast avait été confiée à John Gulager. C'est de nouveau lui qui se chargera de la réalisation de ce nouveau script de Dunstan et Melton... (avec Production Charts)
Bande-annonce : Charlize Theron dans "Sleepwalking". Un homme ordinaire est amené à s'occuper de sa nièce de 11 ans après l'apparent abandon par sa mère de cette dernière. Charlize Theron interprète le rôle de la mauvaise mère et Nick Stahl (Bully, Terminator 3) celui de l'oncle de la petite. Le reste du casting est assez impressionnant : Dennis Hopper, Woody Harrelson et Matthew St. Patrick (Six Feet Under) entourent la jeune AnnaSophia Robb (Charlie et la chocolaterie, Les Châtiments). Sleepwalking est la première réalisation de Bill Maher. A découvrir sans plus attendre la bande-annonce du film.
Bande-annonce : Maggie Grace et Liam Neeson dans "Taken". Paris ville de lumière et des Lumières. L'argument est séduisant pour des milliers de touristes chaque année. Kim, une jeune américaine de Los Angeles réussi à convaincre ses parents d'un voyage qu'elle espère enrichissant. Pensez bien, du Louvre à Picasso, la belle a de quoi faire. Mais Kim est naïve et Paris est aussi dangereux. Avec l'intriguant Taken le réalisateur Pierre Morel, responsable de Banlieue 13, a validé son ticket pour les US. Il y dirige un casting emmené par Famke Janssen et Liam Neeson, qui jouent les parents d'une Maggie Grace perdue dans les dédales obscures de la capitale. Avant la sortie française de Taken le 27 février prochain, découvrez l'efficace bande-annonce du film :