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TOP 2007 des meilleurs films selon LATERNA MAGICA
Comme chaque année, nous avons élu nos films préférés de l'année. En voici le résultat. Vous êtes bien sûr invités à procéder de même, afin d'établir le classement des lecteurs !
La synthèse parfaite des trois précédents chefs d’œuvre de Gus Van Sant, un des rares cinéastes à utiliser aujourd’hui tous les moyens du cinéma
Un suspens intense et viscéral, une réalisation subtile qui capte tout ce que l’humain peut avoir de plus abjecte et de plus noble, le tout sans aucun artifice, mais une justesse proprement sidérante.
Entre passé et modernité, destruction et construction, tragédie et espoir. Une métaphore de la Chine en mouvement et un film d’une extraordinaire et époustouflante beauté formelle.
Le film le plus malsain de David Lynch. Une descente aux enfers surréaliste et terrifiante et une puissance d’abstraction qui confine au cauchemar. INLAND EMPIRE n’est que pur ressenti. Une expérience hors norme et fascinante
Le crépuscule de Jesse James pour un western sous la neige bercée par une mélancolie amer et un Brad Pitt absolument Brandoesque. Un film qui hante longtemps après la fin de la projo.
Le destin tragique d’un gamin qui ne voulait pas grandir. Un noir et blanc sublime et une sobriété a toute épreuve qui participe à la richesse d’un film porté par la prestation géniale de Sam Riley, et une B.O évidemment sublime
Gray développe les thèmes qui lui sont chers avec un brio remarquable. La séquence centrale sous la pluie est un morceau de bravoure cinématographique inégalé cette année.
Tout est pardonné est un film fin et juste, une œuvre bercée par l’amour : celui de la cinéaste pour son travail, celui des acteurs pour leurs personnages, celui que chaque personnage porte sur les autres. Un film d’une profonde justesse.
Un film essentiel, tour a tour léger, terrifiant et désespérant. Une œuvre lucide, éclairante et bouleversante.
Gilbert Melki impeccable dans un film kafkaïen et cynique, mais très courageusement révélateur de la société française actuelle. Essentiel... aussi !
12. Secret Sunshine de Lee Chang Dong (Corée du sud) 13. Agua de Veronica Chen (Argentine) 14. I don't want to sleep alone de Tsaï Ming Liang (Malaisie) 15. Election 1 & 2 de Johnnie To (Hong Kong)
Meilleurs voeux pour 2008 !
"Charlie, les filles lui disent merci" de Mark Helfrich
L'affiche ne vous rappelle rien ?
Le canevas de cette histoire est le même que celui du dernier film des frères Farelly : un homme malchanceux avec les femmes voient celles avec qui il a vécu une histoire se marier... avec un autre. Et la donne change après une rencontre fortuite avec une fille superbe mais... gaffeuse à outrance (Malin Ackerman dans Les Femmes de ses rêves, Jessica Alba ici). Alors, non seulement Les Femmes de ses rêves est le remake d'un film de 1972 The Heartbreak Kid, mais en plus Mark Helfrish n'a visiblement pas le talent des deux frères. Autant ces derniers, quand ils sont décriés, le sont pour leur manque de finesse et la vulgarité de leur humour, autant Charlie, les femmes lui disent merci est encore à des années lumières de la délicatesse dont font preuve les Farelly dans leurs films. N'en déplaisent à certain, malgré la récurrence des blagues qui visent le dessous de la ceinture, les Farelly font des films réfléchis. Intelligent ne serait pas un adjectif tout à fait inapproprié...
Voila pour le parallèle. On est fixé, Charlie, les filles lui disent merci a un réfèrent et ne lui arrive pas à la cheville. Les deux films se distinguent pourtant, évidemment. Ici, le canevas énoncé en préambule est exploité au maximum. Le Charlie en question (Dane Cook) est en fait la victime d'une malédiction lancée contre lui à 12 ans par une amoureuse insatisfaite et "bizarre" (car gothique). Charlie devenu adulte n'est donc pas très chanceux. Dentiste, il voit défiler les top-models qui n'espèrent pas de lui de se voir soigner leurs dents mais plutôt d'être lancées sur le chemin de la noce... L'endurance du beau dentiste va être mise à l'épreuve. Ses sentiments aussi puisque dès lors un problème se pose à lui. S'il conclu avec la belle de ses rêves (Jessica Alba donc), elle tombera fatalement amoureuse du prochain garçon rencontré et l'épousera plutôt que lui. A cet instant la malédiction pèse très lourd... A quoi pense le meilleur ami de Charlie
Etant donné la tournure de l'intrigue, on se doute que l'essentiel des gags vise l'entre-jambe. En fait, plutôt les poitrines de ces dames. Car Charlie à un coach, son meilleur ami, un chirurgien plastique pas très bellâtre et obsédé par le sexe (les poitrines surtout, d'où son métier) à un point qui défie toute rationalité. Charlie les filles lui disent merci n'est donc pas très fin... Dane Cook est bon mais ne soutient pas la comparaison avec un Ben Stiller... mais l'on rit quand même et voilà, c'est notre plaisir coupable de ce début d'année...
Benoît Thevenin "Gone Baby Gone" de Ben AffleckPremière réalisation de Ben Affleck, Gone baby Gone est un film surprenant, curieusement ficelé et qui nous entraîne au final sur les sentiers de deux faits d'actus majeurs de l'année 2007. Gone Baby Gone est une adaptation d'un roman de Dennis Lehane, l'auteur de Mystic River, que mit en scène Clint Eastwood en 2003. La réalisation de Ben Affleck est simple, sans artifice, et efficace. L'acteur-cinéaste arrive à capter l'essentiel de ce qui sous-tend l'intrigue, c'est fondamental et plein de promesses pour un premier film. On retrouve l'atmosphère lugubre des quartiers populaires de Boston. Affleck ne perd d'ailleurs pas de temps, immergeant d'emblé les spectateurs dans le contexte impressionnant d'une disparition d'enfant. Deux détectives privés, Patrick Kenzie et Angela Gennaro, regardent la télévision et une grand-mère hurler devant la presse son souhait de retrouver sa petit fille Amanda saine et sauve. A partir de là, une histoire dense va peu à peu se tisser.
La disparition d'Amanda repose donc sur des ressorts complexes. On n'est finalement pas si loin du film de Sean Penn The Pledge ou même du Zodiac de David Fincher. Pas de preuve, pas (vraiment) de piste, une enquête qui patauge, une obsession inassouvie et frustrante qui ronge chacun des personnages. Gone Baby Gone ne se conclut pourtant pas de la même manière.
Benoît Thevenin
Réalisé par Ben Affleck Avec Casey Affleck, Michelle Monaghan, Ed Harris, ... Année de production : 2007 Dans la famille des flingueurs, je demande...
Avant l'Agent 47, d'autres tueurs ont marqués de leur empreinte le grand écran. A l'occasion de la sortie de "Hitman", le réalisateur Xavier Gens revient sur ces flingueurs de légende.
L’Homme au colt d’or : C’est un peu old school, avec les vieux codes de l’honneur. On est à la fin des années 50 et on sent comme un passage de relais. On sent un essoufflement avec ces personnages fatigués qu’on voit alors depuis longtemps déjà. On sent le besoin d’un vent nouveau, d’un raffraîchissement. Pour moi c’est le film de la fin d’une ère. Derrière, on a Melville qui arrive avec quelque chose de complètement nouveau. »
Domino : Le personnage joué par Kieira Knightley et tous les chasseurs de primes du film sont bouffés par les médias, la télé-réalité. Même si pour moi le film est bancal, il critique l’avènement de la télé-réalité dans notre univers et comment la télé-réalité passe à de tels extrêmes qu’elle se permet de montrer des chasseurs de primes en action. C’est de la pur télé-poubelle mais au cinéma, ça donne un truc assez jouissif. »
Propos recueillis par Benoît Thevenin à Paris le 26 novembre 2007
Autres Interviews autour d'Hitman (*) (*) Interviews réalisées pour le site www.allocine.fr "La Visite de la fanfare" d'Eran Kolirin
« Un jour, une fanfare de la police égyptienne arriva en Israël pour un concert. Peu s’en souviennent car ce n’était pas important ». C’est par ce curieux préambule que commence le film. La fanfare en question, victime d’un mauvais aiguillage, se retrouve perdue dans une petite ville isolée d’Israël. Les musiciens se lient à la patronne d’un café (Ronit Elkabetz) et a ses habitués. Avec beaucoup de sensibilité et d’humour, le cinéaste arrive à nous toucher avec ce joli petit film, léger et innocent mais qui procure un bien fou. Justement récompensé à Cannes, notamment par le Prix de la Jeunesse, La Visite de la fanfare mérite maintenant d’être découvert en salle. A signaler aussi la présence de Ronit Elkabetz au casting. Star en Israël, nous la connaissons ici grâce à ces rôles dans Mariage tardif et Mon Trésor. Elle joue également dans son premiers film en tant que réalisatrice Prendre Femme. Ici encore, elle illumine l’écran par son élégance. B.T
Réalisé par Eran Kolirin Avec Ronit Elkabetz, Sasson Gabai, Saleh Bakri, ... Année de production : 2007 Stanley Kubrick vu par Jan Harlan
"Fear and Desire"
Du "Baiser du tueur" à "Orange Mécanique"
Le projet "Napoléon"
Pourquoi "Napoléon" n'a t'il pu se faire ? "A cause de "Waterloo", une production Dino de Laurentiis qui a été un énorme échec. "Napoléon" est arrivé à ce moment là. C’aurait été un projet très couteux. Stanley était très triste de devoir abandonner le projet. C’est a ce moment là qu’il a voulu acheter les droits de Traumnovel, la nouvelle de Schnitzler. Stanley était fasciné par cette histoire et ce n’est que trente ans plus tard qu’il en a fait "Eyes Wide Shut".
"Napoléon", un projet typiquement Kubrikien "Napoléon" aurait été typiquement un film de Stanley Kubrick. Napoléon était à la fois un génie, un visionnaire et en même temps il a commis de graves erreurs. Peu ont regretté sa disparition du pouvoir sinon lui-même. Un des thèmes du film était dans tous les autres films de Stanley, comment l’humain finit par échouer dans ses plus grands projets a cause de ses émotions. Pas a cause de son intelligence, non plus a cause de sa capacité a analysé ou comprendre, mais parce qu’un moment donné, ses décisions sont prises sous l’influence de ses émotions, de sa propre vanité par exemple. Ce sujet intéressait particulièrement Stanley." "Barry Lyndon"
L'accueil du public pour "Barry Lyndon" "Le film a connu un grand succès en Europe, au Brésil, au Japon mais ca n’a pas été le cas dans les pays anglo-saxons. Comment l’expliquer ? Je ne sais pas, c’est très difficile. Je suppose que cela vient des goûts différents des gens. Vous avez beaucoup de chance à Paris, c’est une ville ou le cinéma est réellement apprécié, peu importe l’âge, ou l’origine sociale des gens. Tous les pays n’ont pas cette chance. A Paris, vous pouvez aussi avoir le choix de voir les films en version originale. Si vous n’avez pas ce choix, c’est un vrai problème. Le doublage tue les films. Un film japonais doublé en français ou en Anglais, c’est une catastrophe ! C’est simplement ridicule." "Shining"
"Full Metal Jacket"
Une guerre irréelle "Ce que Stanley voulait retranscrire, c’était la réalité de ces jeunes gens envoyés au combat. Il a eu beaucoup de difficultés à trouver des acteurs âges de 17-18 ans et c’est pourquoi les acteurs du films ont 25 ans environ. Mais ce qui l’intéressait surtout c’était a quel point ces jeunes soldats étaient perdus. Que faisaient-ils au Vietnam ? Que font-ils aujourd’hui en Irak ? C’est la même problématique. Ils n’auraient même pas su situer ces pays sur une carte et ils se retrouvent soudain avec des armes dans les mains. Quelle horreur ! Stanley était fasciné par ça. Il y avait là quelque chose d’irréel."
"Il n’a pas été si difficile de reconstruire le Vietnam. Il suffisait de palmiers, de buildings en ruines et de faire parler les vietnamiens dans leur langage ! Vous avez vu le film ? Ca marche très bien, on croit parfaitement à la reconstitution !"
Entre "Full Metal Jacket" et "Eyes Wide Shut"
"Eyes Wide Shut"
Un Enfer moderne
Harvey Keitel quitte le plateau
Propos recueillis par Benoît Thevenin à Paris le 13 décembre 2007 "[Rec.]" de Jaume Balaguero : la 1ère bande-annonce
Mais si nous pouvons vous affirmer en exclusivité la présence du film à Fantastic'Art, peut-être est-il temps aussi de vous montrer pourquoi ce film suscite notre curiosité. La première bande-annonce traine depuis de longues semaines sur le net mais qu'importe : elle nous a mis l'eau à la bouche et nous n'avons qu'une hâte, nous plonger dans l'horreur du film... A vous d'y goûter !
D'autres images du film :
A savoir :
Pour en savoir plus : Court-métrage : "Monde de gloire" de Roy AnderssonIl y a quelques semaines, Laterna Magica est allé à la rencontre de Roy Andersson. Créateur atypique, le cinéaste suédois a connu un parcours quelque peu chaotique. Un temps reconnu - dans les années 70 - comme l'un des réalisateurs les plus intéressants de sa génération, le cinéaste s'est tenu à l'écart des conventions cinématographiques pour développer la singularité de son style à la télévision. Roy Andersson y a gagné assez d'argent pour devenir le propriétaire de son studio à Stockholm. En 1991, Roy Andersson fait son grand retour avec Monde de gloire, un court-métrage de 15 minutes qui suscite l'enthousiasme des cinéphiles du monde entier. Après, Andersson prendra le temps de concevoir a son rythme des films forcément fascinant. Chansons du deuxième étage, son chef d'oeuvre, sort en 2000 après une présentation à Cannes. Et en ce moment, vous pouvez toujours découvrir en salle son dernier opus, Nous les vivants.
Pour vous familiariser un peu avec l'univers de Roy Andersson, délectez vous de ce Monde de Gloire, pierre angulaire du nouveau cinéma de Roy Andersson
Pour en savoir plus :
Monde de Gloire Réalisé par Roy Andersson Année de production : 1991 "Lumière silencieuse" de Carlos ReygadasB.T
Réalisé par Carlos Reygadas
Avec Cornelio Wall, Miriam Toews, Maria Pankratz, ... Année de production : 2006 "Suspiria" : Rencontre avec Dario ArgentoDevenu critique de cinéma, Argento a encensé des gens comme Fritz Lang – d’où la présence de Joan Bennett dans "Suspiria" - ou comme Antonioni – à l’instar de "Blow up", beaucoup des films d’Argento commencent avec un personnage témoin d’un meurtre. Argento est ensuite devenu scénariste ("Il était une fois dans l’ouest") avant de devenir réalisateur lui-même ("L’oiseau au plumage de cristal").
Argento est à la fois un classique et un moderne qui a réussi à faire la passerelle entre les deux. Il est un cinéaste moderne car il a réussi à faire de grandes expérimentations tout à fait étonnantes mais il a aussi abordé des sujets forts, des sujets lourds, douloureux, sur la mort, sur les comportements face aux mystères, sur les grands débats qu’il peut y avoir entre la raison et l’instinct. Mais si Argento est un grand cinéaste moderne, c’est aussi parce qu’à la différence d’autres qui ont été trop respectueux des codes des genres auxquels ils se sont attaqués, il a toujours su ouvrir en permanence les genres qu’il a servit, que ce soit le Giallo, le policier ou le film fantastique.
Quel accueil à reçu « Suspiria » a sa sortie ?
Le film est sorti partout en Italie. Les gens le trouvaient horrible. En Italie, il y a une centaine de journaux et parmi tous ces journaux, un seul avait aimé le film. J’étais très triste parce que j’aimais ce film et qu’il m’était très important. Mais six mois après, j’ai été invité à Paris pour un festival au Grand Rex. Et là, ça a été une surprise incroyable. C’était un triomphe. Ca a tout changé dans ma vie. Le film est sorti ensuite en Angleterre, aux USA, au Japon… mais c’est mon destin : je suis né en Italie mais je ne suis pas italien (rires). Je dois tout à Paris. J’y ai aussi été étudiant. J’avais 16 ans et je découvrais les films anciens à la Cinémathèque. C’était la plus belle période de ma vie
Comment avez-vous réussi à obtenir ces couleurs si incroyables dans "Suspiria" ?
Nous avons sorti des couleurs très vives comme le rouge, le bleu, l’or grâce à cette pellicule et à une caméra qui est aujourd’hui en Chine. Les Américains se sont débarrassés de ces vieilles machines et les ont donnés aux Chinois. Et aujourd’hui, c’est avec ce matériel que Zhang Yimou a pu faire un film comme "La Cité interdite" avec toutes ces couleurs magnifiques. Les chinois ont fait pleins de films comme ça.
Comment avez-vous trouvé Jessica Harper ?
Vous dirigez aussi dans ce film Joan Bennett une comédienne mythique dans l’histoire du cinéma. "Suspiria" a d’ailleurs été son dernier film…
Je l’ai rencontré à New York en même temps que Jessica. Elle était riche comme il est impossible de l’imaginer. Elle avait épousé un grand producteur et elle avait une maison énorme à New York, des tableaux, des Picasso par exemple. Et elle buvait beaucoup aussi (rires). Quand elle est arrivée à Rome, elle avait des problèmes de poids. On a serré ses costumes autant que possible pour que ca ne se voit pas.
Joan Bennett avait tourné avec Fritz Lang. Moi j’étais un grand admirateur de Fritz Lang et je lui demandais de me raconter des anecdotes sur lui. Elle, elle me répondait d’attendre la fin du tournage. Et en fait, elle est partie et elle ne m’a jamais rien dit (rires). C’était une femme magnifique.
Il y a dans le film une grande actrice que moi j’aile beaucoup, Alida Valli. Elle a joué avec Hitchcock. Et j’étais autant admirateur d’Hitchcock que Fritz Lang. Mais elle aussi, elle est partie et elle ne m’a rien dit (rires).
Il s'agit de "La Mère des larmes", qui sortira au printemps, et j’aurai fini… finalement ! Je me sens un peu triste de terminer cette trilogie. C’est comme si j’étais abandonné par ma fiancée.
Réalisé par Dario Argento
Avec Jessica Harper, Joan Bennett, Stefania Casini, ... Année de production : 1976 "La Nuit nous appartient" de James GrayJames Gray est un cinéaste rare mais, avec "Little Odessa" et "The Yards", nous avons tout de suite compris à quel point il pouvait être précieux. "La nuit nous appartient" est une nouvelle fois un sommet. Gray développe les thèmes qui lui son cher : la famille, la mafia, l’honneur etc. le tout chorégraphié avec une maestria rare pour une tragédie cinglante et poignante. Pour ce film, Gray réunit de nouveau Mark Wahlberg et Joaquin Phoenix, déjà interprètes principaux de "The Yards". Ici, ils sont deux frères aux trajectoires opposées. L’un (Wahlberg) fait la fierté de son père commandant de la police (Robert Duvall) et vient d’être nommé à la tête des Stups à New York. L’autre (Phoenix) dirige une boite de nuit en vogue, propriété d’un chef de clan notoire, et a pour fiancée, une fille aussi douce que sublime (Eva Mendes). Dans la lutte que la police mène face aux trafiquants de drogue, le tribut que cette famille désunie va devoir payer est exorbitant. Gray développe une intrigue très semblable à ces deux précédents films. Mais ce qu’il arrive à injecter de nouveau, transcende l’émotion qui parcoure ce film d’un bout à l’autre de l’intrigue. La mise en scène est magistrale (la séquence d’action en voiture sous la pluie restera à coup sûr comme l’une des scènes les plus marquantes de cette année). Un très grand film, puissant et populaire.
B.T
Réalisé par James Gray Avec Joaquin Phoenix, Mark Wahlberg, Robert Duvall, ... Année de production : 2006 |
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