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Tableau des étoiles de Laterna Magica, février 2008
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Février 2008
Consulter les autres tableaux de 2008 : janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre L'actu cine du 29 février
Nouvelles B.A ! L'actu ciné est assez peu chargée ces derniers jours. Les bandes-annonces, elles, pleuvent... En voici quelques nouvelles et pour les voir, suivez les liens :
Mots clés Technorati : Cannes,Indiana Jones,Freddy Highmore,Astro,Iron Man,Jessica Alba,The Love Guru,Will Ferrell,Meryl Streep,Michelle Pfeiffer,Ashton Kutcher L'actu cinema du 28 février
Bande-annonce de "Get Smart". Maxwell Smart est Max la menace, agent secret très spécial, équivalent US à l'anglais Austin Powers ou au très français OSS 117. Adapté de la série télé américaine éponyme et connue en France sous le titre Max la menace, Get Smart réunit Steve Carrell (dans la peau de l'espion) et la sublime Anne Hathaway (Le Diable s'habille en Prada). Egalement au casting, Alan Arkin (lequel avait partagé avec Carrell l'affiche de Little Miss Sunshine) et Dwaye "The Rock" Johnsson. La sortie du film est prévue pour cet été. Après un premier teaser à mourir de rire, voila la première bande-annonce officielle :
Gorbatchev/Reagan, les retrouvailles ? Ridley Scott a toujours 1000 projets sur lequel il est impliqué de près ou de loin. En voila un de plus. Le cinéaste a annoncé vouloir mettre en scène un film basé sur les accords conclus par Gorbatchev et Ronald Reagan à Reykjavik en 1986. Le sommet avait permit de commencer le démantèlement de l'armement nucléaire en URSS et marqué le début de la fin de la Guerre Froide. Le projet de film n'a pas encore de titre mais Ridley Scott envisage une sortie pour fin 2009. A suivre. (avec WorstPreviews) L'actu ciné du 27 février
Bande-annonce de 'The Sky crawlers". Réalisateur culte de Ghost in the shell et Avalon, Mamoru Oshii nous revient avec The Sky crawlers. Les images que nous vous proposons sont en japonais non sous-titré mais sont déjà stupéfiantes. N'est-ce pas ?
Bande-annonce de "The Fall" de Tarsem Singh. Réalisateur du creux mais très esthétisant The Cell, Tarsem Singh remet le couvert, huit ans plus tard. Le film s'appelle The Fall et fascine déjà pour la virtuosité de chacun des plans de cette première bande-annonce. Produit par David Fincher et Spike Jonze, deux autres cinéastes issus comme Tarsem du clip, The Fall pourrait bien être la grosse curiosité des mois à venir. En attendant d'en voir plus, savourez la beauté hors norme de ces premières images.
Première photo de "The Box" de Richard Kelly. De Richard Kelly, on reste sur l'étrange Donnie Darko. Son second long-métrage, Southland Tales, reste pour le moment inédit et l'on se désespère de l'attendre encore. Mais pendant que nous patientons sagement, Richard Kelly s'est lui lancé dans une troisième aventure. The Box réunit Cameron Diaz et James Marsden pour une histoire plutôt intriguante : un couple trouve derrière sa porte une boite. S'ils l'ouvrent et presse sur son bouton, ils recevront 1 millions de dollars... En contrepartie, quelqu'un qu'ils ne connaissent pas devra mourir... Voici la première image officielle du film. (plus d'images en suivant le lien).
Une chanson d'amour pour Sharon Stone. Après avoir offert le rôle de sa vie à Marion Cotillard, Olivier Dahan, le réalisateur du double oscarisé La Môme, dirigera Sharon Stone à l'occasion de My Own love song. Ce road-movie en langue anglaise, écrit par Dahan, devrait être tourné aux Etats-Unis cet été. Forest Whitaker, l'homme qui remit l'Oscar dimanche à Marion Cotillard, fait également partie du casting envisagé pour le moment. Alain Goldman, producteur heureux de La Môme, poursuit avec My Own love song sa collaboration avec Dahan (avec AFP).
PLUS DE NEWS :
B.T Le Merveilleux magasin de Mr Magorium (Mr. Magorium's Wonder Emporium) de Zach Helm
It's a toy story. Besoin d'une bouffée d'air frais, de légèreté, de merveilleux ? Besoin d'optimisme tout simplement, de rêver un peu ? Il n'y a en ce moment pas 36 chemins ou alors, tous mènent au Merveilleux magasin de Monsieur Magorium (MMMM). Le film est le premier de Zach Helm, scénariste malicieux et sympathique de L'Incroyable destin d'Harold Crick.
Mr Magorium (Dustin Hoffman) est plus que le propriétaire d'un magasin, plus même qu'un simple magicien. Il est tout ça mais bien plus encore. Il est un farfelu qui prétend avoir 243 ans, possède des réconnaissances de dettes signées de la main d'Edison, à connu les personnages imaginaires des romans, s'est acheté une quantité impressionnante du même modèle de chaussure pour pouvoir les porter toute sa vie (et il porte la dernière...). Son magasin est remplit de jouets aussi vieux que lui et il s'y passe chaque seconde des choses que vous n'imagineriez jamais. L'enthousiasme débordant de Mr Magorium balance avec la timidité de Molly Mahoney (Natalie Portman), pianiste surdouée mais déçue, qui continue de jouer le même concerto de Rachmaninov mais n'arrive pas à composer son chef d'oeuvre. Molly ne rêve plus qu'à moitié. Elle est une complice absolue de Mr Magorium et de son univers fantasque mais elle éprouve le besoin de se remettre en question, d'abandonner le magasin pour se consacrer à sa musique. Magorium ne voit pas les choses sous le même angle. Il doit partir et son héritière ne peut être que Molly...
MMMM est un film éminemment sympathique est probablement très mal distribué étant donné le peu de considération dont il aura été l'objet. Ici, nous tenterons de laver l'affront et de vous inviter à réparer le préjudice. Si le film est encore à l'affiche près de chez vous, emmenez vos enfants où même allez-y seul si vous n'en avez pas. Dans tous les cas, vous ne pourrez pas être déçu.
Le magasin de Mr Magarium est justement une véritable coure de récré. Les enfants ne viennent pas vraiment là pour acheter des jouets mais pour s'amuser avec toute la journée. Le magasin est magique et donc vecteur de toutes les féeries ; des féeries que seuls les chérubins semblent disposer à remarquer. Il y a dans ce magasin comme une éloge de la simplicité, en tout cas de celle de ces jouets, et donc une forme de contradiction par rapport au monde tout technologique dans lequel nous vivons et ou les jeux sont vidéos. Mais c'est bien ça qui est magique et beau : continuer de croire même quand la réalité et dure et que l'environnement qui est le vôtre ne vous y incite pas. Le message essentiel du film est qu'il faut croire, car c'est l'étape principale amenant à voir la beauté, le merveilleux de ce qui nous entoure. Quand on cesse de croire, c'est la déprime. Chez Peter Pan, "chaque fois qu'un enfant dit "je ne crois pas aux fées", il y a quelque part une petite fée qui meurt". Dans le magasin de Mr Magorium, quand on cesse de croire en ce monde magique, les jouets font la tête, refusent à leur tour de jouer et le magasin de sombrer, au sens littéral. Il ne suffira que d'une étincelle pour rallumer la flamme.
Le magasin de Mr Magorium s'adresse à tout le monde. Au plus turbulent des gamins comme à l'adulte le plus endurcit par la réalité des choses. Aux enfants solitaires comme aux adultes en manque d'amour. Car dans le fond, il y a là deux miroirs. Comme lorsque la mère de notre narrateur explique à son fils que les amis ne tombent pas du ciel. Il faut croire, être un peu sûr de soi. "Commence par dire bonjour" dit-elle. Ceux qui ne trouvent pas l'âme soeur se voient là asséner une vérité d'une simplicité déconcertante. Oui, mais c'est là la substance même du film. On l'a martelé depuis le début de ce texte. "Il faut le voir pour le croire".
Benoît Thevenin Le Merveilleux magasin de Mr Magorium
- Note pour ce film :
Marion Cotillard & le reste de l'actu ciné (26 février)
Hier matin heure française, l'instant aura été historique. Une seule actrice, Sofia Loren, avait jusqu'alors été récompensée par l'Oscar de la meilleure actrice pour un rôle dans une autre langue que l'anglais (pour La Paysanne aux pieds nus de De Sica en 62). Le 80e anniversaire des Oscars aura donc révélé une belle surprise. Quelles perspectives se dégagent aujourd'hui ?
De l'ouverture du festival de Berlin en février 2007 aux salles de presses des Oscars 2008, le parcours de Marion Cotillard aura été absolument royal. La boucle concernant La Môme est quelque peu bouclée dorénavant mais, la suite arrive. La Môme et Marion sont une caravane pour tout le cinéma français et il fait souhaiter qu'il en tirera tout le parti. Le succès du film, le triomphe de Marion profiteront à beaucoup de monde. Aux producteurs, Alain Goldman en tête qui, sans doute pourra se permettre de prendre quelques risques pour ses prochains films ; à Olivier Dahan qui, s'il a connu un parcours de cinéaste assez baroque depuis ses débuts, n'a pas moins prouvé avec La Môme (bien qu'on en ait peu parlé du fait peut-être de Marion) un vrai talent de metteur en scène. Les propositions pour lui doivent maintenant affluer ; aux acteurs, Sylvie Testud, Pascal Gregorry, et tous les autres, qui grâce à ce film, auront été vus et probablement appréciés eux-aussi dans le monde entier. Et enfin, pour Marion, l'histoire est en marche. Jeunet, Tim Burton, Ridley Scott, Michael Mann... L'actrice fait partie maintenant du gotha hollywoodien et le plus dur est à venir : continuer de tenir en respect toute cette industrie impitoyable. Marion est arrivé à Hollywood sur la pointe des pieds : un petit rôle chez Tim Burton dans Big Fish, un autre à peine plus important chez Ridley Scott dans Une Grande année, sans oublier Un Long dimanche de fiançailles - le film de Jeunet distribué par Warner et finalement considéré, après une longue polémique, comme américain - et qui a quand même permit à Marion de remporter son premier César en 2005. Aujourd'hui, Marion Cotillard est à Chicago pour le premier jour de sa nouvelle vie. Elle commencera de tourner sous la direction de Michael Mann, aux côtés de Johnny Depp et Christian Bale entres autres, dans Public Ennemies. Il ne s'agit pas d'un leading rôle, mais quand même, l'actrice ajoute un nouveau cinéaste des plus prestigieux à son tableau de chasse. Elle enchaînera avec le tournage de la comédie musicale The Nine, par Rob Marshall, réalisateur de Chicago. L'année 2008 devrait donc perpétuer le conte de fée. Un Oscar en poche, les propositions les plus farfelues comme les plus prestigieuses vont lui être soumises. Il faudra faire les bons choix, mais jusqu'alors, Marion nous a plutôt habitué à ne pas se tromper... B.T
Le Reste de l'actu ciné :
LATERNA MAGICA a par ailleurs été choisi par I love messenger parmis les blogs de la semaine. Merci au site pour cette mise en avant !
Palmarès de la 80e cérémonie des Oscars du cinéma
Cessons d'être franchouillard et ne snobons pas les vainqueurs toutes catégories de cette magnifique soirée (car les films sélectionnés était presque tous de très haute qualité, ce qui n'est pas tous les ans le cas...). Les frères Coen voient leur fabuleux No country for old men vainqueurs de 4 statuettes et non dès moindres : meilleur film, meilleurs réalisateurs, meilleur scénario adapté et meilleur acteur dans un second rôle pour Javier Bardem. Le grand battu est donc There will be blood, un autre chef d'oeuvre qui aurait autant mérité toutes ces récompenses mais qui ne repart qu'avec les prix du meilleur acteur pour Daniel Day-Lewis, et de la photo pour Robert Elswit. Au nombre de statuettes, La Vengeance dans la peau cartonne avec 3 Oscars pour ses montages images et sons ainsi que pour ses effets sonores. 3 Oscars techniques, mais 3 Oscars quand-même. Jesse James, un film pourtant extraordinaire à tous points de vues aurait sans doute apprécier d'en gagner autant... ou au moins un ! Un seul, c'est ce que rapporte Juno (meilleur scénario original pour Diablo Cody) ou Michael Clayton qui avec Tilda Swinton crée la sensation de la soirée, privant Cate Blanchett d'un nouveaux prix que tout le monde pensait lui revenir de droit. Mais non, I'm not there n'est effectivement pas là, sur le palmarès des ces 80e Oscars. Pas plus qu'Into the wild et là aussi c'est dommage. Mais on reviendra l'année prochaine, pour d'autres joies, d'autres déceptions, d'autres contradictions, qui sanctionneront une année que l'on espère du même niveau. See you next ! (en commentaire, le déroulement de la soirée, que nous avons suivi en direct).
Le palmarès complet :
Meilleur film : No country for old men Meilleure actrice : Marion Cotillard (La Môme) Meilleur acteur : Daniel Day-Lewis (There will be blood) Meilleur second rôle féminin : Tilda Swinton (Michael Clayton) Meilleur second rôle masculin : Javier Bardem (No Country for Old Men) Meilleur réalisateur : Ethan & Joel Coen (No country for old men) Meilleur scénario original : Diablo Cody (Juno) Meilleure adaptation : Ethan & Joel Coen (No country for old men) Meilleur film d'animation : "Ratatouille" de Brad Bird Meilleur film étranger : "Les Faussaires" de Stefan Ruzowitzky (Autriche) Meilleure photographie : Robert Elswit (There will be blood) Meilleur documentaire : "Taxi to the dark side" d'Alex Gibney Meilleure bande originale : Dario Marianelli (Reviens-moi) Meilleure chanson originale : "Falling slowly" par Glen Hansard et Marketa Irglova (Once) Ecoutez la Chanson Meilleur montage : Christopher Rouse pour "La Vengeance dans la peau" Meilleur montage sonore : Scott Millan, David Parker, Kirk Francis pour "La Vengeance dans la peau" Meilleurs décors : Dante Ferretti pour "Sweeney Todd" Meilleurs costumes : Alexandra Byrne pour "Elizabeth : l'âge d'or" Meilleur son : Karen Baken-Landers, Per Hallberg pour "La vengeance dans la peau" Meilleurs effets visuels : Bill Westenhofer, Michael L. Fink, Ben Morris, Susan Mc Leod pour "À la croisée des mondes : la boussole d'or" Meilleurs maquillages et coiffure : Didier Lavergne et Loulia Sheppard pour "La Môme" Meilleur court métrage : "Le Mozart des pickpockets" de Philippe Pollet-Villard Meilleur court métrage d'animation : "Peter and the Wolf" de Suzie Templeton Meilleur court-métrage documentaire : "Freeheld" de Cynthia Wade Photos : oscar.com
Une séquence, peut-être la plus belle, la plus forte, de "La Môme".
L'actu ciné du 24 février
B.T "Paris" de Cédric Klapisch
Paris est une ville visitée mille fois par ans au cinéma. Ces rues sont familières même lorsqu'on ne les a jamais empruntés. Cédric Klapisch a eu cette ambition de faire une sorte de film somme, de parcourir tous les lieux de Paris sans trahir leurs identités et en même temps ne pas tomber dans le piège du film carte-postale. Klapisch nous présente un Paris tel qu'il le voit, le comprend et, visiblement, l'aime. Ce Paris de Klapisch est fragmenté, bouillonnant mais aussi très mélancolique, une ville ou l'on perd ses illusions. Paris est le point de rencontre entre toutes les catégories de population et l'idée du cinéaste était de bien sûr coïncider avec cette diversité là, cette fragmentation. Finalement, Paris est peut-être une mega-auberge espagnole, mais n'est-ce pas le propre des grandes villes ? Chacune ne peut néanmoins pas être le personnage central d'un film comme celui-ci. Klapisch contourne les clichés de la ville Lumière en même temps qu'il puise forcément dans tout ce qui fait sa singularité. Chacun des personnages symbolise le quartier dans lequel il habite, une idée de Paris. Par la force des choses, ces personnages ont la fonction première de rassembler autour d'eux et c'est sans doute ce qui fait que lorsque les croisements se font, les heurts ne sont jamais très violent. Paris est une ville parfois insupportable, à cause de ses parisiens surtout. Klapisch, pas moins que n'importe qui, en a conscience et l'insert à son récit. Sans trop insister dessus bien évidemment. Car Paris n'est pas un film social, il reste un film avant tout populaire, consensuel, qui cherche a effectuer un diaporama de ce qu'est la vie parisienne en 2008, sans pour autant plomber son récit. Dès lors, on peut reprocher au cinéaste une vision angélique des rapports humains mais ce serait faire l'impasse sur le ton très mélancolique de l'ensemble. Pas seulement parce ce que l'on pense que le personnage joué par Romain Duris va mourir, mais aussi parce que les autres personnages sont tous finalement assez perdus même lorsqu'ils sont entourés. Ils ont leurs problèmes, leurs névroses et cela les affecte. Par addition, cela affecte la tonalité générale du film. Mais ce n'est pas préjudiciable au film car de ce point, Klapisch fait naître un espoir, un optimisme. Le film aurait peut-être du s'appeller Paris, je t'aime. Car il ne s'agit que de celà : les personnages sont au final moins importants que la ville. Klapisch chante l'amour de Paris d'abord. Et pourtant, miracle de cette sensibilité qu'a Klapisch depuis toujours, quand le film termine, nous qui somme parisiens, nous sommes content d'être là, et l'on a envie de les aimer tous ces gens qui nous entoure et que l'on a pourtant souvent tendance à maudire au quotidien. Voila peut-être le gage de la réussite de Paris.
Benoît Thevenin
PS : le PSG est-il si peu porteur d'une identité parisienne que Klapisch l'oublie, sans la moindre quelconque allusion ? Un film sur Marseille ne pourrait pas faire l'économie de l'OM. Dans le même champ d'idée, on notera que Bienvenue chez les Chtis ne fait bien sûr pas l'impasse sur le RC Lens...
Réalisé par Cédric Klapisch Avec Albert Dupontel, Juliette Binoche, Romain Duris, ... Année de production : 2006 Palmarès complet des 33e César du cinéma français 2008
Déjà récompensé avec L'Esquive en 2005, Abdellatif Kechiche devient le chouchou des Césars. La Graine et le mulet, sans doute le film français le plus humaniste de 2007 repart avec 4 statuettes et non des moindres (meilleurs film, réalisateur, espoir féminin et scénario original). Pas de grandes surprises par ailleurs. Marion Cotillard poursuit logiquement sa moisson de récoltes, à l'avant-veille des Oscars pendant lesquels toute la France n'aura d'yeux que pour elle. Plebiscités partout en France et dans le monde entier également, Mathieu Amalric pour Le Scaphandre et le papilllon et Persepolis (meilleur scénario adapté et meilleur premier film) repartent primés. Même si nous avons regretté l'absence de nomination pour Para One et sa B.O de Naissance des pieuvres, Alex Beaupain est un légitime lauréat pour la meilleure musique. Notons le troisième César remporté par Julie Depardieu dans sa carrière (meilleur espoir féminin et meilleures actrice en 2004 pour La petite Lili et meilleure actrice dans un second rôle cette année grâce à Un Secret... deux films de Claude Miller !). Le palmarès complet ci-dessous.
Meilleur film français : "La Graine et le mulet" d'Abdellatif Kechiche Meilleur réalisateur : Abdellatif Kechiche pour "La graine et le mulet" Meilleur acteur : Mathieu Amalric pour "Le Scaphandre et la papillon" Meilleure actrice : Marion Cotillard pour "La Môme" Meilleur acteur dans le second rôle : Sami Bouajila pour "Les Témoins" Meilleure actrice dans un second rôle : Julie Depardieu pour "Un secret". Meilleur espoir masculin : Laurent Stocker pour "Ensemble, c'est tout". Meilleur espoir féminin : Hafsia Herzi pour "La graine et le mulet". Meilleur premier film : "Persepolis", de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud. Meilleur scénario original : Abdellatif Kechiche pour "La graine et le mulet" Meilleure adaptation : Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud pour "Persepolis". Meilleure photo : Tetsuo Nagata, pour "La Môme". Meilleur montage : Juliette Welfing pour Le scaphandre et le papillon. Meilleure musique de film : Alex Beaupain pour "Les Chansons d'Amour Meilleur costume : Marit Allen pour "La Môme". Meilleur son : Laurent Zeilig, Pascal Villard, Jean-Paul Hurler pour "La Môme". Meilleur décor : Olivier Raoux pour "La Môme". Meilleur film documentaire : "L'avocat de la terreur" de Barbet Schroeder. Meilleur film étranger : "La Vie des autres" de Florian Henckel von Donnersmarck. César d'honneur à Jeanne Moreau César d'honneur à Roberto Benigni Meilleur court-métrage : Philippe Pollet-Villard pour "Le Mozart des pickpockets". Bande-annonce "Sex and the city"Le mariage de Carrie, la grossesse de Charlotte... Découvrez les premiers secrets de Sex and the Ciy, le Film avec cette bande-annonce. Puissent ces images vous aider à patienter jusqu'au 30 mai, date officielle de la sortie du film. A moins d'une montée des marches quelques jours plus tôt ? ... L'actu cinéma du 22 février
Bande-annonce de "Coraline" d'Henry Selick. Le co-réalisateur de L'Etrange Noel de Mr Jack nous revient avec Coraline, nouveau conte animé et en 3D, adapté du roman de Neil Gaiman. L'histoire est celle d'une enfant qui, après avoir emménagé avec ses parents dans une vaste demeure, découvre l'accès à un autre monde, réplique exacte de sa maison mais peuplée de créatures étranges qui se prétendent ses parents. Dakota Fanning dans le rôle de l'enfant et Teri Hatcher pour celui de sa mère, joueront dans les passages live du film. Vous pouvez voir la bande-annonce ci-dessous.
Les nouvelles casting abondent aujourd'hui...
B.T "Live !" de Bill Guttentag
Le double sens du titre (to live = vivre ; live = en direct) ne laisse aucune ambiguïté par rapport à son sujet. Une directrice de la programmation d'une grande chaîne américaine trouve un concept extraordinaire et programmé pour marqué l'histoire, ou plutôt générer de l'audience, des parts de marchés, des revenus publicitaires etc. Le concept en question est évident. Live sera une émission inspirée par le "jeu" de la roulette russe. Le principe est d'une simplicité déconcertante : 6 candidats, 1 balle dans le revolver, 5 chèques de 5 millions de dollars. Ceux qui échappent à la fatalité seront riches.
En adéquation avec son sujet, le réalisateur Bill Guttentag conduit sa mise en scène sur le principe de la télé-réalité. Le cinéaste fait des efforts évident pour ne jamais perdre de vue ce principe très strict de réalisation. Un caméraman suit la chef des programmes (Eva Mendes) et ne la quitte jamais. Ce qui compte, c'est le film dans le film qui témoignera de la conception de ce programme de télévision historique. Live ! brasse énormément de questions, sur notre rapport à la télé, notre rapport à l'argent, le voyeurisme intrinsèque à l'humanité toute entière, le mercantilisme forcené des multinationales, les contradictions morales des américains etc. Pour toutes ces raisons, Live ! n'est pas inintéressant à voir. Le film n'invente rien, ressasse des choses que l'on savait déjà, enfonce quelques portes ouvertes mais ce n'est pas si grave. Les vérités assénées restent bonnes à dire et si elles peuvent inciter à la réflexion, ça sera une bonne chose. Mais Live ! reste un film bancal, qui pêche sur de nombreux points.
Le premier tient à l'interprétation d'Eva Mendes. Elle fait incontestablement de son mieux mais celà coince et pour une raison évidente. Le principe de la télé-réalité présuppose des personnages vraiment naturels à l'écran. On a vu que des films aux concepts de mise en scène pas si lointain (Blair Witch, Cloverfield etc.) misaient d'abord sur des acteurs inconnus pour - sans doute - faciliter l'identification avec les spectateurs. Il s'agit sûrement là d'une des clés de la réussite de ce genre de films. Ici, Eva Mendes est déjà connue de tous, il y a conscience d'être en face d'une actrice, et d'ailleurs, malgré ses efforts, elle ne paraît jamais naturelle, jamais spontanée, son jeu est simplement palpable et c'est vraiment la première vraie limite du film. La mayonnaise, déjà, ne prend pas.
Ensuite, Live ! pêche par son scénario un peu fatigué et prévisible. Les portraits des six candidats insérés au récit sont même assez pénibles. Ils sont légitimement caricaturaux mais sans doute trop longs et permettent assez rapidement de comprendre la route qu'emprûntera le récit inévitablement.
Le dernier tiers du film focalise logiquement sur le déroulement de l'émission. C'est surtout ici que tout est prévisible et on en vient alors à la troisième limite du film. Le "jeu" de la roulette russe possède effectivement tous les ingrédients pour des séquences sous haute-tension. Ce n'est pas le cas, la tension est désamorcée par, on l'a déjà dit, ce script trop évident. Au final, Live ! nous paraît plein de bonne volonté, mais un peu trop superficiel. Il y avait de l'idée, de bonnes intentions, mais peut-être pas assez d'ambition...
Réalisé par Bill Guttentag Avec Eva Mendes, David Krumholtz, Andre Braugher, ... Année de production : 2007 L'actu cinéma du 21 février
"Le Cahier" (Buda Az Sharm Foru Rikht) d'Hana Makhmalbaf Première publication du texte le 30 janvier 2008
Film d'ouverture, 14ème festival des Cinémas d'Asie de Vesoul. S'il existe une dynastie Coppola au sein du paysage cinématographique Hollywoodien, il est une autre famille, du côté de Téhéran, pour qui le cinéma est inné. Tout commence avec Moshen Makhmalbaf, un des maîtres du cinéma perse avec Abbas Kiarostami et notamment auteur du Silence (1998). Moshen est le père de Samira, réalisatrice de La Pomme (1997) ; de Maysam, réalisateur du making-of du Tableau Noir de sa soeur Samira (2000); et de Hana, réalisatrice du Cahier dont nous nous apprêtons à parler. Moshen est également l'époux de Marzieh Meshkini, réalisatrice du Jour où je suis devenue femme (2001) et de Chiens Egarés (2005). En recomposant l'arbre généalogique de cette famille dédiée au septième art, nous ouvrons quelques pistes pour la lecture de ce Cahier, premier long-métrage (à 19 ans) d'Hana. Le Cahier est une production de la Makhmalbaf Film House, une école de cinéma fondée par Moshen et dont le but premier est de reconstruire une cinématographie en Afghanistan, pays ravagé par les guerres et frontalier de l'Iran. Les films de la Makhmalbaf Film House traitent donc régulièrement de l'Afghanistan contemporain via les films de chacun des membres de la famille : Marzieh Meshkini évoque l'émancipation des femmes perses par rapport au Tchador dans Le Jour où je suis devenue femme ; Samira parle de la chute du régime Taliban dans A cinq heures de l'après-midi et maintenant, Hana nourrit son premier film par le contexte de la destruction par les talibans des Bouddhas géants de Bâmiyan en 2001. Le Cahier commence ainsi par des images d'archives de la destruction de ces statues monumentales. Le Cahier adopte le point de vue d'une enfant pour une histoire simple et relativement assimilable à une fable. Baktay, une petite fille de 6 ans, souhaite suivre son voisin Abbas à l'école "pour apprendre des histoires". Elle doit pour cela acheter un cahier. Elle part vendre des oeufs au bazar et, après quelques petites péripéties, finit par acquérir son précieux sésame. Sur le chemin de l'école, Baktay rencontre un groupe de jeunes garçons à peine plus âgés qu'elle. C'est à partir de là que le film d'Hana Makhmalbaf réussit à capter l'attention de ses spectateurs. Jusque-là, le film paraissait pour le moins bancal : une image DV propre mais vraiment pas belle, une réalisation plutôt académique et une mise en place qui repose sur des ressorts vus et revus dans les films des aînés de la réalisatrice. C'est une constante dans le cinéma des Makhmalbaf, l'histoire est vue à travers le regard d'enfants particulièrement attachants (Cf Le Silence, Le Tableau Noir, Chiens Egarés, entre autres...). Les adultes sont souvent exclus de ces longs-métrages et l'un des thèmes principaux est l'éducation, la scolarité. Le Cahier remplit tous les critères. Le premier quart d'heure du film repose donc essentiellement sur la jeune actrice du film, un petit bout de chou de 6 ans, au regard étoilé qui suscite inévitablement l'affection des spectateurs. Le film prend une tournure décisive lorsque la petite Baktay croise le chemin de ce groupe d'enfants dont nous parlions. Devant les cadavres des statues de Bouddhas, ceux-ci jouent aux Talibans avec un réalisme assez effrayant. Baktay est soudainement traitée d'impie par des garçons qui braquent sur elle des petites branches d'arbres en guise de fusils. Baktay est jugée hâtivement et condamnée à être lapidée. Les garçons rejouent toutes les séquences de la guerre d'Afghanistan. Par exemple, Abbas le voisin de Baktay, est pris à parti en tant qu'ennemi américain. La façon dont Hana traite ses séquences amorce l'idée du pire, d'un dérapage fatal en même temps que l'on se demande parfois si ces garçons jouent vraiment ou reconstituent plutôt. En 1h15 à peine, Hana Makhmalbaf nous fait partager des émotions contradictoires avec un film parfois maladroit, parfois trop lourdement symbolique, mais finalement intéressant et prometteur. Benoît Thevenin Le Cahier - Note pour ce film : Réalisé par Hana Makhmalbaf L'actu cinéma du 19 janvier
L'actu cinéma du 18 février
Lindsay Lohan pose nue. Enfant terrible du jeune cinéma hollywoodien, Lindsay Lohan (irrésistible dans Lolita Malgré moi et géniale dans The Last Show) refait parler d'elle, et cette fois plutôt en bien... L'actrice est Marylin Monroe dans La Dernière Séance de Bert Stern. En 1962, le photographe avait immortalisé Marylin à travers cette célèbre série de photos, prises à l'Hotel Bel-Air, quelques semaines avant le décès de la star. Cette fois, c'est Lindsay Lohan qui a accepté d'être le modèle de Bert Stern pour une série de clichés identiques à ceux de 1962 et publiés aujourd'hui dans le New York Mag. Après le portfolio Hitchcock pour Vanity Fair (voir ici), il y a comme une tendance au remake de photos célèbres. En espérant que pour Lohan, habituée des cures de désintoxication, ces clichés ne soient pas de mauvais augures... Les photos sont disponibles sur le site du magazine. B.T L'actu cinéma du 16 février
Le réalisateur brésilien Jose Padilha
Palmarès Berlinale 2008. L'ours d'Or n'a pas été accordé à There Will be blood et celà ne devrait pas manquer de faire jasé tant la sélection 2008 du festival de Berlin a été plutôt décriée. La réalisation de Paul Thomas Anderson et la musique de Jonny Greenwood récompensent néanmoins logiquement un film assurément majeur. Vous pouvez consultez plus en détail le palmarès (ainsi que le déroulement général du festival) en consultant l'excellent travail réalisé par les journalistes d'AlloCiné pendant ces dix jours. Cf. La Redac' sur la route.
Le Palmarès complet :
L'actu cinéma du 15 février
Cinéastes au travail. Quelques réalisateurs bien connus ont annoncé leurs futurs projets. Revue de détail :
L'Actu cinéma du 14 févrierBande-annonce "Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal" !!! La bande-annonce la plus attendue de l'année est en ligne. Et nous n'allons pas vous faire attendre plus longtemps pour la découvrir. Enjoy !
Bill Murray retrouve Jim Jarmush. Après une première apparition hilarante en serveur dans Coffee & Cigarettes, puis le premier rôle de Broken Flowers, Bill Murray jouera de nouveau sous la direction de Jim Jarmush dans The Limit of control. Tilda Swinton, également au casting de Broken Flowers, et Gael Garcia Bernal partageront l'affiche. The Limit of control bénéficiera également d'une distribution de seconds rôles pour le moins hétéroclyte : Isaac de Bankole, Jean-François Stévenin cotoieront quelques caméos notoires tels Javier Bardem, Roman Polanski et (à confirmer) Zhang Ziyi ! Le film focalisera sur un petit criminel solitaire (Murray) et dans l'attente d'un nouveau job. Le tournage aura lieu en Espagne, du côté de Madrid, Séville et Alméria. (The Hollywood reporter).
Nicole Kidman sera Valerie Plame. Nicole Kidman, actuellement enceinte, a provisoirement mis sa carrière entre parenthèses mais continue de faire tourbillonner le monde du cinéma. Doug Liman, en tournée promo pour Jumper, a ainsi révélé que l'actrice australienne serait la Valerie Plame qu'il recherche pour son prochain long-métrage. Valerie Plame défraya la chronique en 2003 après que son statut d'agent secret de la CIA fut révélé au grand public dans la presse. Valerie Plame était l'épouse de l'ancien ambassadeur Joe Wilson, lequel fut envoyé au Niger pour enquêter sur un supposé trafic de matériaux nucléaires avec l'Irak. L'affaire Plame/Wilson englobe ainsi tout une problématique tant du point de vue de la liberté de la presse, du respect des sources, mais également du point de vue des dérives gouvernementales commises par l'administration Bush jr. Doug Liman et Nicole Kidman s'étaient précédemment mis d'accord pour travailler ensemble sur Mr & Mme Smith, avant que le rôle ne revienne en définitive à Angelina Jolie. (avec MTV News) Décès de Kon Ichikawa. Le cinéaste japonais Kon Ichikawa est décédé hier dans sa ville natale d'Ise et suite à une longue hospitalisation. Il était âgé de 92 ans. Kon Ichikawa restera comme l'un des plus grands réalisateur de l'histoire du cinéma japonais. Il fut particulièrement prolifique dans les années 50, réalisant notamment en 1956 son film le plus connu, La Harpe de Birmanie, chef d'oeuvre anti-militariste adapté du roman de Takeyama Michio. Kon Ichikawa a par ailleurs réalisé près de 70 longs-métrages. On retiendra en particulier, outre La Harpe de Birmanie, Le Pavillon d'or (1958), Les Feux dans la plaine (1959) ou encore L'Etrange obsession, prix du jury lors du festival de Cannes en 1960. Il est également le réalisateur de Tokyo Olympiades, documentaire sportif réalisé pendant les Jeux Olympiques de Tokyo en 1964. Le film avait reçu l'année suivante, à Cannes, le prix de la critique internationale. |
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