| Perfil de LaternaLATERNA MAGICAFotosBlogListas | Ajuda |
Le Tableau des étoiles de Laterna Magica, juillet 2008Wall-E d'Andrew Stanton
La première demi-heure nous laisse à penser que le film est pour le moins audacieux, prenant le risque de se détourner de son jeune publique. Le film reste de tout de même assez enfantin pour atténuer le risque, se compromet même parfois dans une naïveté un peu trop affirmée mais qu'importe, Wall-E est un délice, réchauffe nos coeurs, nous touche sincèrement et réussira peut-être, même si son ambition n'est sans doute pas là, à faire prendre conscience à certain de la fragilité de notre belle planète.
Consultez notre dossier sur les Clins d'oeil Pixar
WALL·E - Note pour ce film :
Réalisé par Andrew Stanton
Doublé dans la version originale par Ben Burtt, Elissa Knight, Sigourney Weaver... Année de production : 2008 Sortie française le 30 juillet 2008 Un Millier d'années de bonne prières (A Thousand Years of Good Prayers) / La Princesse du Nebraska (The Princess of Nebraska) de Wayne Wang
Les plus belles trouvailles de l'été, on les doit à Wayne Wang, réalisateur chinois exilé aux USA, déjà auteur - entre autres - du diptyque Smoke/Brooklyn Boogie. Le point commun entre Un Milliard d'années... et La Princesse... tient à ces deux héroïnes chinoises, chacune bouleversée différemment par leur intégration dans la société de leur terre d'acceuil états-sunienne. Beaucoup de pudeur et de sensibilité pour traiter ces histoires ou les valeurs ancestrales tendent à s'effacer progressivement à cause du temps et de la distance. Le phénomène de l'acculturation est rarement traité de front comme celà au cinéma et Wayne Wang, par la simplicité de son regard, peut-être parce qu'il a du lui même en faire l'expérience, capte toute l'essence de la chose et réussit à nous toucher véritablement. Le plus beau film du diptyque est peut-être Un Milliard d'années de bonnes prières, avec cette jeune femme chinoise qui ne sait plus communiquer avec son père en visite. Le film est peut-être, donc, le plus beau du diptyque mais, plus encore en fait, l'un des plus beaux de l'année... B.T
Un millier d'années de bonnes prières - Note pour ce film :
Réalisé par Wayne Wang
Avec Henry O, Faye Yu, Pavel Lychnikoff, ... Année de production : 2007 Sortie française le 30 juillet 2008 La Princesse du Nebraska - Note pour ce film :
Réalisé par Wayne Wang
Avec Li Ling, Pamelyn Chee, Patrice Binaisa, ... Année de production : 2007 Sortie française le 30 juillet 2008 X-Files - Régénération (The X-Files: I Want to Believe) de Chris Carter
S’éloigner de la mythologie paraissait être une bonne idée, tant elle était devenue compliquée à suivre dans la série, même pour les plus accros, tant certains épisodes bouclés s’approchaient de la perfection (revoir les épisodes « Le Seigneur du Magma » ou Faux Frères Siamois » est un pur délice). Est-ce la faute au temps qui détruit tout, aux acteurs qui paraissent las de toujours jouer les sceptiques et les illuminés une douzaine d’années plus tard, au créateur et réalisateur Chris Carter qui cherche à tout prix à réactiver cette franchise, mais qui ne parait pas s’en donner les moyens ? Cela reste une entreprise vaine. Le film ressemble à un épisode allongé et bâclé, se détourne de toute la fantasmagorie liées aux dossiers secrets du FBI et se laisse surtout plomber par un insupportable discours religieux. Un pur film bien-pensant et démago, jamais captivant et déprimant tant il tue l'espoir d'un retour en grande forme des agents Mulder et Scully.
Axel Decanis
X Files - Régénération - Note pour ce film :
Réalisé par Chris Carter
Avec David Duchovny, Gillian Anderson, Amanda Peet, ... Année de production : 2008 Sortie française le 30 juillet 2008 Le Bal de l'horreur (Prom Night) de Nelson McCormick
Slasher écervelé avec des acteurs post-ados tous plus cons les uns que les autres. Rien de bon à retirer. Un tueur sans envergure, des scènes de meurtres jamais inspirées, des dialogues affligeants et une mise en scène au diapason. Même pour la télé, le film ne passerait pas. On a même pas affaire à un mauvais téléfilm, on a juste droit au slasher le plus consternant depuis perpète. Même Urban Legend 2 était plus inspiré...
B.T
Prom Night - Le Bal de l'horreur - Note pour ce film : 0
Réalisé par Nelson McCormick Avec Brittany Snow, Johnathon Schaech, Jessica Stroup, ... Année de production : 2008 Sortie française le 30 juillet 2008 Surveillance de Jennifer Chambers LynchTexte initialement publié le 24 mai 2008
Surveillance est l'archétype du direct-to video, trouvable seulement en vidéo clubs ou dans les bacs de déstockage des supermarchés. Pourtant, le film aura connu un destin hors du commun pour ce genre de film : une sélection officielle mais hors-compétition lors du dernier festival de Cannes suivie d'une sortie salle en bonne et due forme (le 30 juillet, au coeur de l'été, quand seul les nanardeurs en furie s'essayerons à découvrir la perle).
L'honneur cannois ainsi fait n'est en rien un gage de qualité. La raison de cette sélection se devine en fait assez facilement. Réalisé par Jennifer Lynch, fille du master de l'étrange David Lynch, Surveillance suscite une curiosité qui n'est dûe qu'à l'aura du père. Le talent ne se transmet pas par les gènes, on en a ici une nouvelle preuve évidente. Les chiens ne font pas non plus des chats et on peut se douter que l'éducation reçu par Jennifer de la part de David conditionne en partie le caractère loufoque et même barge de Surveillance. Jennifer Lynch croit aussi qu'en s'inspirant outrageusement de l'univers de son papa, elle y puisera une singularité. Dans Surveillance, deux agents du FBI (Bill Pullman et Julia Ormond) débarquent dans un commissariat d'une ville américaine paumée et dans lequel un massacre vient d'avoir lieu. Jennifer lorgne du côté de Twin Peaks et débauche Bill Pullman, dirigé par Papa dans le tortueux Lost Highway.
Jusque là tout va bien... pourquoi pas du moins. Surveillance est juste barge, avec des acteurs en roue libre qui cabotine à mort dans une histoire complètement improbable et avec un scénario par ailleurs con au possible. Cela dit, attention, Surveillance est purement jouissif. Sa place n'était pas à Cannes, mais bel et bien dans les bacs de déstockage des supermarchés, comme n'importe quel nanar qui se respecte. Les acteurs pètent littéralement un câble, en particulier dans un final des plus excentrique et surtout complètement fou. Soyez sûr qu'on se marre bien et ça tombe bien, c'est le propre du nanar. A condition de ne pas prendre tout ça au sérieux tant ça ne l'est pas. Car même s'il est franchement mal foutu, Surveillance tend la perche à quelque bons gros fous rires. Etait-ce l'effet recherché ? Ce n'est pas évident mais qu'importe, il y avait bien longtemps que l'on avait pas vu en salle un authentique nanar, un de ceux qui laissent pantois par leurs bêtises et qui permettent des moments de franches rigolades.
B.T
Surveillance - Note pour ce film : Réalisé par Jennifer Chambers Lynch Avec Pell James, Bill Pullman, Julia Ormond, ... Année de production : 2008 Sortie française le 30 juillet 2008 Décès du cinéaste égyptien Youssef Chahine
Hospitalisé d'urgence à la suite d'une hémoragie cérébrale en juin dernier, le cinéaste egyptien Youssef Chahine, après six semaines dans le coma, est décédé dans sa ville natale du Caire. Il était age de 82 ans. C'est le plus grand nom du cinéma arabe qui vient de partir. Youssef Chahine, plus grand cinéaste d'une cinématographie longtemps très riche et dynamique, aura connu la consécration internationale en 1978 avec Alexandrie... Pourquoi ?, prix du jury et de la mise en scène lors du festival de Berlin. Chahine nous lègue une oeuvre révoltée, dont Chaos, son dernier film en 2007, est un des sommets. Soit la preuve de la vitalité du cinéma de Chahine. En cinquante ans de carrière, Chahine aura ausculté sous toutes les coutures une société égyptienne qu'il n'aura de fait jamais ménagé. Après quelques comédies musicales au début de sa carrière, il réalise le Fils du Nil (1951) dans lequel il pose les bases de son engagement politique. En 54, il dirige le jeune Omar Sharif dans le mélo Ciel d'enfer. Avec Fâten Amâma, Sharif forme un couple mythique du cinéma égyptien et que l'on retrouve deux ans plus tard dans Les Eaux noirs (56). Chahine renoue ensuite avec le cinéma populaire avec la fresque Saladin puis avec la comédie musicale C'est toi mon amour (57). Il réalise l'année suivante son premier film majeur, Gare Centrale. En 58, Chahine est aussi le premier cinéaste à s'intéresser à la Guerre d'Algérie à travers Djamila l'algérienne. La Terre (68), Le Choix (71), Le Moineau (72) et le Retour de l'enfant prodigue (76) précèdent une trilogie autobiographique initiée en 78 avec Alexandrie... Pourquoi ? Adieu Bonaparte (85) est présenté en compétition à Cannes mais c'est surtout à partir des années 90 que l'on va retrouver un Chahine au sommet de son art. L'Emigré (94) provoque le scandale et est retiré temporairement de l'affiche. Le film prouve surtout que Chahine n'a rien perdu de sa lucidité et de son courage pour décrire la société égyptienne en profondeur. Le Destin (97) ode à la liberté de penser, est présenté à Cannes ou Chahine reçoit le prix du Cinquantième anniversaire. L'autre (99) puis Silence... on tourne (2001) déçoivent relativement, tout comme la participation de Chahine à 11'09''01, mais sont contrebalancés par deux oeuvres amples et fondamentale dans l'oeuvre du cinéaste : Alexandrie New York d'abord en 2004 puis, surtout, Le Chaos (2007) film enragé qui démontre le courage intacte d'un artiste essentiel et éternel.
B.T Preview : Hell Boy 2, Les Légions d'Or maudites de Guillermo del Toro
L'été 2008 n'aura pas été avare en superhéros. On peut compter sur Guillermo del Toro, le génial réalisateur de L'Echine du diable et du Labyrinthe de Pan, pour se hisser au moins à la hauteur de ses prédécesseurs au calendrier (Iron Man, Hancock, Hulk, Batman) et enfanter enfin la suite tant attendue de son adaptation du célèbre comics Hell Boy. Le premier volet reste une des réussites majeurs du genre, ce qui aiguise presque fatalement l'appétit... Une preuve si l'en est, le film rafle déjà tous les suffrages outre-atlantique où il est sorti depuis le 12 juillet. En France, Hell Boy sortira dans les salles le 29 octobre.
La belle équipe du premier opus est de nouveau réunie : Ron Perlman pour le rôle titre, Selma Blair et Doug Jones pour les personnages de Liz et de l'aquophile Abe. Hell Boy 2 s'annonce plus explosif et drôle que jamais et Les Légions d'Or maudites s'impose comme l'un des longs-métrages incontournables de la prochaine rentrée. Hell Boy 2 sera présenté en avant-premiere du prochain festival du cinéma americain de Deauville. Mais pour vous donner véritablement envie de gouter au nouveau cocktail purement jouissif du cinéaste mexicain, le mieux reste peut-être de savourer les premières images du film via la bande-annonce ci-dessous... Hell Boy 2, Les Légions d'Or maudites - Réalisé par Guillermo del Toro Avec Ron Perlman, Selma Blair, Doug Jones... Année de production : 2007 Sortie francaise le 29 octobre 2008 Bon Cop, Bad Cop d’Erik Canuel
Un cadavre est découvert “à cheval” entre l’Ontario et le Québec. Deux policiers des deux provinces, aux méthodes et aux caractères diamétralement opposés, comme on dit, vont devoir faire équipe pour mettre fin aux agissements d’un mystérieux tueur en série, le « Tattoo Killer ».
Bon Cop Bad Cop ne se distingue pas par l’originalité de son intrigue, écrite à l’identique d’une Arme Fatale à la sauce poutine. Et pourtant, contre toute attente, cette sauce prend… en tout cas pour tout amateur de divertissement pop corn et ce, principalement, grâce à la mise en scène inventive d’Erik Canuel et aux savoureuses joutes verbales entre les deux protagonistes – Colm Feore et Patrick Huard (également co-scénariste et à l’origine de ce projet) sont au diapason, sans oublier une présence féminine de charme, Lucie Laurier -.
L’un des intérêts de cette production québécoise est la peinture de deux mentalités pourtant proches géographiquement mais éloignées à cause de leur histoire commune. On les appelle d’ailleurs les « deux solitudes ». Et force est de constater que l’heure du rapprochement n’a pas encore sonné. Ce film, de facture honnête donc, a certes été pensé et produit pour le territoire canadien, anglophone et francophone, mais il reste accessible et surtout compréhensible pour un public français. Vous pourrez d’ailleurs apprendre, tout comme le policier ontarien dans le film, comment jurer dans la langue de Garou.
Bon Cop Bad Cop est sorti directement dans nos contrées en DVD en juin dernier, alors qu’il s’agit du plus gros succès canadien de tous les temps sur ses propres terres (il y est sorti durant l’été 2006). Paradoxalement, cet été, notre plus grand succès français de tous les temps, Bienvenue chez les Ch’tis, aura les honneurs d’une sortie en grandes pompes sur les écrans québécois (dès le 25 juillet). Deux poids, deux mesures… ?
Axel Decanis
TRIVIA. Patrick Huard est aussi le réalisateur d'un premier long-métrage, Les 3 p'tits cochons. Le film sortira sur les écrans français le 6 août prochain. Vous pouvez déjà lire notre chronique en suivant ce lien.
Bon Cop, Bad Cop - Note pour ce film :
Réalisé par Erik Canuel
Avec Patrick Huard, Colm Feore, Lucie Laurier, ... Année de production : 2006 Sortie en salle le 4 août 2006 (Québec) Inédit dans les salles françaises (Disponible en DVD depuis le 10 juin 2008, chez Aventi) La Cité des Hommes (Cidade dos homens) de Paulo Morelli
La Cité de Dieu avait révélé en 2002 le talent d’un cinéaste surdoué, Fernando Meirelles, lequel a depuis confirmé son potentiel avec l’impressionnant The Constant Gardener puis The Blindness (Lire notre critique ; sortie française le 8 octobre), présenté en ouverture de Cannes 2008. Meirelles est toujours là pour cette suite, mais à distance. Le cinéaste n’est la « que » producteur et c’est à son poulain, Paulo Morelli, qu’incombe cette fois la réalisation. Morelli n’est pas, lui non plus, un inconnu. La Cité de Dieu est devenue une série télé à succès, diffusée jusque chez nous sur France 5 et Morelli en avait signé quelques épisodes. La série a été baptisée La Cité des hommes, comme le film dont nous nous apprêtons à parler. Ce n’est évidemment pas un hasard, le film pouvant être vu comme son adaptation cinéma.
Film coup de poing, La Cité de Dieu impressionnait autant par sa violence que par la maestria d’une mise en scène folle et très tape à l’œil. On comparait déjà à l’époque Meirelles et Tarantino. La Cité des hommes se démarque d’emblée de son modèle. Le style de Morelli est plus posé, plus sobre, les personnages (issus de la série tv et incarnés par les mêmes acteurs) sont eux-même plus mature, plus réfléchis. Ca n’empêchera pas la violence de faire son œuvre. Le déterminisme qui condamne les protagonistes de la Cité de Dieu, exerce une influence semblable ici. Pauvreté, criminalité, trafic de drogue régissent la vie dans les favellas de Rio. Cunha (appelé aussi Wallace) et Acé sont deux jeunes adultes de 18 ans à peine, liés par une amitié à priori indestructible. L’un est un chien fou, prêt à tout pour s’en sortir. L’autre n’est pas moins volontaire mais simplement plus réfléchis. L’un est papa d’un bébé qu'il protège, Clayton, et les deux souffrent de l’absence de leurs pères, parce que mort ou en prison.
C’est cette absence des pères qui est au cœur du récit. Cunha et Acé ont du très tôt se comporter en adulte pour les remplacer. Il s’agit pour eux maintenant de ne pas refaire les mêmes erreurs que ces derniers. Pour Acé, les choses sont quand même différentes. Son père à lui est quelque part dans la nature. Et il est bientôt nécessaire de le retrouver. Acé et Cunha sont en marge des affaires les plus ténébreuses qui hantent les favellas. Eux pensent plus à s’amuser qu’autre chose mais la dureté de leurs conditions les rattrapera tôt ou tard. Leurs trajectoires vont forcément, à un moment ou un autre, les opposer.
La violence est moins omniprésente dans cette Cité des Hommes que dans celle de Dieu. Morelli prend le temps de bien tisser les relations entre ses personnages. L’accent est d’abord mis sur l’affect. Cela n’empêche pas une tension constante. Acé et Cunha ont beaux être relativement sages, ils marchent sur un fil ténu et sont de fait, autant que ceux qui gravitent autour d’eux, soumis aux dangers qui les guettent, aux tentations aussi. La violence est intrinsèque au contexte et risque de surgir à n’importe quel moment.
La Cité des hommes est une formidable suite. Elle est autant dans la lignée qu’en parfait contre point au film de Meirelles. Paulo Morelli est fidèle à une esthétique, à un style très caméra portée. La caméra de Morelli est surtout plus discrète ce qui ne l’empêche pas d’être attentive et d’être toujours au cœur du récit. Faire le deuil des pères est une épreuve qui imposera aux personnages une souffrance certaine. Une fois les comptes réglés, un avenir est néanmoins possible. Clayton, l’enfant d’Acé, a la chance d’avoir un père, et même un parrain. On l’aide pour marcher et traverser la route, sa vie à déjà un sens puisqu’il est un être aimé et protégé. Il n’aura pas à se construire seul.
Benoît Thevenin
Réalisé par Paulo Morelli Avec Douglas Silva, Darlan Cunha, Jonathan Haagensen, ... Année de production : 2007 Sortie française le 23 juillet 2008 Les Proies (El Rey de la montana) de Gonzalo Lopez-GallegoCritique initialement publiée le 25 janvier 2008
En compétition, Fantastic'Arts Gérardmer 2008 La colline à des yeux. Nous rentrons d'emblée dans le film grâce au personnage de Quim, un homme d'une trentaine d'année apparamment calme et posé. Il rentre dans une station-service, une jeune femme s'offre à lui dans les toilettes mais lui vole son porte-feuille. Il tente de partir à sa poursuite mais se perd dans la montagne ou très soudainement, il se retrouve la cible de tirs au fusil. La journée aurait pu mieux commencer... Le Roi de la montagne est un film a hauteur d'homme, de Quim en l'occurence, dont la caméra épouse longtemps son point de vue. La mise en scène immersive oblige le spectateur à partager avec lui l'angoisse et le mystère qui se joue alors. Quim est dans la ligne de mire, bientôt blessé, bientôt assassin malgré lui. Il n'est qu'une bête sauvage, la proie de chasseurs sadiques. Le film est assez impressionnant pour ça, cette chape de plomb qui pèse sur lui, cette atmosphère oppressante et tout le caractère humain apposé au film. Les personnages sont tous paniqués, à fleur de peau, perdus. Ils ne pensent qu'à leur survie. Et ils sont souvent très lâche. Il n'y a pas de héros dans Les Proies, juste un drame qui se noue autour de quelques victimes gratuites d'un jeu dont nous ne connaissons pas encore les règles. Le mieux pour savourer le film au maximum, est d'en savoir le moins possible, de se laisser embarquer dans cette traque assez incroyable. Dans le dernier tiers, un basculement opère très soudainement. On change de point de vue et là, il y a de quoi être assommé. De nouvelles questions se posent alors, renforçant d'autant plus le mystère, et des questions qui resteront sans réponse. Les Proies est un film captivant et impressionnant. Par son style âpre, sec, de part les décors arides des montagnes espagnoles, Les Proies rappelle un autre film espagnol récent lui aussi particulièrement dur et fascinant, La Nuit des tournesols. Voila deux films qui incarnent une même idée de cinéma, a la fois très ambitieuse mais aussi discrète, maîtrisée et honnête. Les Proies est en tous les cas la première vraie découverte du 15ème festival de Gérardmer.
Benoît Thevenin
Réalisé par Gonzalo Lopez Gallego Avec Leonardo Sbaraglia, Maria Valverde Année de production : 2007 Sortie française le 2 juillet 2008 Lake Tahoe de Fernando EimbckeCritique initialement publiée le 7 juillet 2008 Berlinale 2008, En compétition (prix de la critique internationale)
Juan, jeune homme de 16 ans, vient d'emboutir la voiture familliale dans un poteau. Rien de grave dans ce petit accident, juste la voiture ne démarre plus. Juan regagne le village pour trouver quelqu'un qui pourra redémarrer sa Nissan. Le village est assez désert. Juan fera néanmoins trois rencontres quelque peu improbables qui pimenterons une journée bien terne. Lake Tahoe, voilà un titre qui n'évoque pas vraiment l'origine mexicaine du film. Pour comprendre le sens de ce titre, il faut attendre le dernier plan du film. On s'interdit donc de vous révéler cette signification, même si elle n'est qu'anecdotique. Ce qualificatif résume assez bien Lake Tahoe, petit film à la fois léger et grave dans lequel il ne se passe pas grand chose sinon les péripéties du quotidien. Ce registre là, Fernando Eimbcke le maîtrise très bien.
En 2005, il réalisait son premier film, Temporada de Patos, dans lequel il évoquait le très tranquille dimanche après-midi d'un groupe d'amis. Ces derniers s'occupaient comme ils le pouvaient, entre pizza, manga érotique et match de foot, le tout sur un ton à la fois léger, mais aussi teinté d'une certaine gravité, déjà. On est exactement dans la même configuration avec Lake Tahoe. Juan, incarné par Diego Catano - l'un des garçons de Temporada de Patos - traîne sa nonchalance dans les rues d'un village des plus tranquille. Son petit frère à élu résidence dans une tente planté dans la cour devant leur maison, la mère pleure dans sa baignoire et le père est absent. Dans sa quête très simple d'un démarreur pour sa voiture, Juan rencontre une mère-adolescente qui continue de rêver au comptoir de son échoppe d'un improbable talent pour la chanson. Il rencontre aussi un garçon de son âge, lequel récite les paroles philosophiques des maîtres en art-martiaux, et un vieux garagiste terriblement fatigué qui ne peut faire trois pas sans éprouver le besoin de se reposer.
Ces trois rencontres vont permettre une succession de saynètes aux limites du burlesques, malgré la morosité ambiante. Chacun est embourbé dans les propres problèmes de sa vie. Le burlesque cotoie donc de près la gravité même si le sourire désamorce cette lourdeur. Lake Tahoe ne dépasse malheureusement pas ce registre. A force de situations anecdotiques, au service d'une histoire qui l'est elle même, le film ne s'élève jamais vraiment. Un joli petit film, visuellement très beau - car la rigueur esthétique du cinéaste est manifeste - pas désagréable du tout, très sympathique même, mais pas inoubliable non plus. B.T
Lake Tahoe - Note pour ce film : Réalisé par Fernando Eimbcke Avec Diego Catano, Hector Herrera, Daniela Valentine, ... Année de production : 2008 Sortie française le 16 juillet 2008 Rivière Noire (Kuroi Kawa) de Masaki Kobayashi
Aux lendemains de la seconde guerre mondiale, à proximité d'une base militaire américaine, le quotidien précaire d'un groupe de personnes, sous fond de corruption, trafics et prostitution. Leur misère est exploité par la propriétaire, laquelle décide bientôt de revendre le terrain à un investisseur privé pour la construction d'un hôtel. Elle charge le yakuza Jo de chasser les locataires. Ce dernier devra s'opposer à la résistance de Nishida, un jeune homme qui convoite le coeur de la belle Shizuko, la maîtresse de Jo.
Le film de Masaki Kobayashi est sortit en 1957, soit approximativement au même moment que Les Bas fonds - l'un des plus grands films de l'immense Akira Kurosawa - et avec lequel il partage un même thème, une même ambiance. Un film noir tout ce qu'il y a de plus classique, immergé entièrement dans un contexte social difficile qui dessine à grands traits les instincts les plus sombres des uns et des autres. Le film montre un monde marginalisé, dans l'ombre d'un miracle économique qui en laisse quelques uns sur le bas côté. Le film est assez impressionnant pour la force dramatique qu'il finit par déployer. La confrontation entre Jo et Nishida est inéluctable et évidemment attisée par la passion qu'ils portent chacun à leur manière pour Shizuko. On se doute de l'issue final mais Kobayashi réussit à nous embarquer sur le chemin tortueux de cet affrontement avec suffisamment de brio pour que l'on ressente cette tension monter progressivement tout au long du film. Une tension qui nous achoppe, transcendée véritablement par la bande-originale de Chuji Kinoshita, pour ne nous lâcher qu'à l'ultime plan du film.
Masaki Kobayashi, peut-être pas le plus connu des cinéastes classiques japonais est pourtant un auteur important. C'est à lui que l'on doit l'impressionnant Hara Kiri, chef d'oeuvre qui permit au cinéaste une renommée mondiale (via notamment un Prix du Jury à Cannes en 63). On doit aussi à Kobayashi, l'immense trilogie (au moins pour son ampleur) La Condition humaine, inspirée de ses souvenirs de guerre, et quelques films fantastiques tel Kaïdan en 64. Rivière Noire est une bonne occasion de se familiarisé un peu avec le cinéma de Kobayashi, un cinéaste d'abord réputé pour ses drames sociaux et engagés. B.T
Riviere noire - Note pour ce film : Réalisé par Masaki Kobayashi Avec Isuzu Yamada, Tatsuya Nakadai, Agnes Mahr, ... Année de production : 1957 Disponible en DVD depuis le 26 septembre 2007 (chez Wild Side) Sortie DVD : Le Royaume (The Kingdom) de Peter Berg![]()
Un groupe d'intervention spéciale du FBI enquête sur le cerveau d'un récent et très sanglant attentat terroriste à Ryad (Arabie Saoudite). Principales victimes, les employés d'une société pétrolière. Le contexte politique est grave mais les saoudiens ne sont pas coopératifs. L'enquête nécessite une réponse urgente tandis que le passé individuel de chacun des agents pèse aussi sur leurs décisions...
LE FILM : Produit et supervisé par Michael Mann, Le Royaume est un ambitieux thriller politique et militaire. Jamie Foxx (Ray, Miami Vice) et Jennifer Garner (la série Alias) portent un film dans la mouvance des productions hollywoodiennes sur la politique US au Moyen-Orient et qui y trouve toute sa place. A l'heure ou les américains s'interrogent sur la défense de leurs interêts dans cette partie du monde, les présidentielles se profilant, Le Royaume permet d'instruire une partie de la réflexion, le film s'inspirant en plus de quelques affaires réelles. Un thriller ancré dans une réalité contemporaine incontournable et qui ne peut qu'éveiller le sens critique des spectateurs les plus concernés par les questions géopolitiques mondiales. Au-delà de l'aspect politique, Le Royaume est aussi un film d'action efficace et spectaculaire. Le final risque de vous clouer à vos fauteuils... Le Royaume est aussi l'avant-dernier film de Peter Berg, acteur et réalisateur, notamment de la culte comédie noire Very Bad Things, mais aussi de Hancock, sorti dernièrement en salle.
LE DVD : ZONE 2 - Universal. Format 3.35 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche. Langages : Anglais DD5.1 - Français DD 5.1. Sous-titres : Anglais/Français. Suppléments : Scènes inédites. Personnage par personnage : la fusillade de l'appartement. Elaboration de la séquence de l'autoroute. Création de The Kingdom. Commentaire audio.
LE ROYAUME (The Kingdom) Site officiel : www.leroyaume.fr
Mister Lonely de Harmony Korine
Sélection Officielle Un Certain Regard, Cannes 2007
Harmony Korine s’intéresse ici à une communauté de sosies. Ainsi, Marylin Monroe (Samantha Morton) arrive à convaincre Michael Jackson (Diego Luna) de rejoindre ce groupe ou l’on retrouve pêle-mêle les sosies de Abraham Lincoln ou du Pape. Marylin est aussi l’épouse d’un Chaplin (Denis Lavant), et la mère d’une Shirley Temple. Le pitch de base peut-être intriguant mais il manque à ce film une certaine folie, une plus grande excentricité, malgré les très improbables séquences de saut de parachutes de Werner Herzog et quelques bonnes soeurs ! Une déception donc même si l'on note quand même une ouverture assez jouissive : un plan séquence magnifique avec Diego Luna pilotant au ralenti une mini-moto ; puis ce même Diego Luna mimant brillamment Michael Jackson sur la place de la Concorde... Les distributeurs français ne cessent de repousser la date de sortie du film, a tel point que l'on se demande s'il finira pas accéder un jour à quelques unes de nos salles. Au Québec, le film vient lui tout juste de sortir (le 11 juillet). B.T Mister Lonely - Note pour ce film :
Réalisé par Harmony Korine
Avec Diego Luna, Samantha Morton, Denis Lavant, ... Année de production : 2007 Bienvenue au cottage (The Cottage) de Paul Andrew Williams
A chaque été ces bonnes surprises, des petits films sortit d'on ne sait trop où et qui piquent notre attention. L'année dernière, on avait été assez content de découvrir Paul Andrew Williams, réalisateur de l'excellent London to Brighton (lire notre chronique). Williams remet le couvert pour la deuxième année consécutive. Bienvenue au cottage est son second long-métrage, un film très différent du précédent mais une petite perle d'humour noir.
L'histoire commence avec l'arrivée de deux frères un peu cinglés dans un petit cottage irlandais. Ils transportent dans leur coffre une jeune bimbo bien gonflée (celle de l'affiche vous l'aurez deviné) mais pour l'heure assommée. Leur plan ? Récupérer une rançon, laquelle permettra à l'un (Andy Serkis, fidèle de Peter Jackson) de s'acheter un bateau et à l'autre de racheter sa part sur la maison héritée au décès de leur mère... La bimbo fera un réveil brutal. Surtout, on réserve à tout ce petit monde un accueil assez cinglant.
Paul Andrew Williams revisite Massacre à la trançonneuse, sans grande prétention mais avec un soin très particulier apporté à l'humour noir. On savoure car c'est joliment affûté. Le film glissera gentiment vers la comédie gore après une assez longue partie de guignoleries des deux frères, incapables de gérer une otage forte en gueule mais moins courte en idée qu'eux. Bienvenue au cottage bascule donc ensuite et l'on se régale encore. Aux dialogues plus ou moins tranchants, succède une serpe bien aiguisée. Faites gaffes à vos orteils !
Parodie honnête du cinéma d'horreur, Bienvenue au Cottage emprunte sa B.O à Orange Mécanique et cultive le sillon de ces séries B horrifiques qui une à une débarquent sur nos écrans depuis quelques années, pour notre plus grand plaisir. Souvent, c'est d'Angleterre que nous vienne les plus belles réussites du genre : la liste compte Neil Marshall (Dog Soldiers, The Descent, Doomsday), Christopher Smith (Creep, Severance), Edgar Wright (Shaun of the dead, Hot Fuzz). Il faudra maintenant compter aussi avec Paul Andrew Williams.
B.T
Bienvenue au cottage - Note pour ce film :
Réalisé par Paul Andrew Williams
Avec Andy Serkis, Reece Shearsmith, Jennifer Ellison, ... Année de production : 2007 Sortie française le 9 juillet 2008 Un jour, peut-être (Definitely, maybe) d'Adam Brooks
Les comédies romantiques américaines sont assez sympathiques ces derniers temps, et c'est assez surprenant. On prend en exemple Le Témoin amoureux, dernier film avec le nouveau playboy hollywoodien Patrick Dempsey (et dernière apparition aussi, à l'image, du très regretté Sydney Pollack) mais aussi Un jour peut-être, sorti quasiment en même temps.
Ryan Reynolds - l'acteur qui monte et qui monte depuis l'excellent Mise à prix de Joe Carnahan - y incarne le papa d'une petite fille (Abigail Breslin déjà vue outre Little Miss Sunshine dans un film du même genre, Le Goût de la vie) désespérée de voir ses parents divorcer et qui demande à son papa le récit exhaustif de leur rencontre.
Selon le principe identique à l'excellente sitcom How I Met Your mother, Will Hayes (R. Reynolds donc) va raconter comment plusieurs femmes ont bouleversées sa vie avant de finalement trouver celle qui deviendra ensuite la mère de son enfant. Un jour, peut-être bénéficie de la fraîcheur de ces comédiens, tous encore plutôt méconnus (l'exquise Elizabeth Banks, mais aussi Isla Fisher et Rachel Weisz) et s'avère une jolie petite surprise. Le film est assez limpide, le suspens sur lequel il repose ne tient pas vraiment tant il se devine aisément mais on se laisse prendre au jeu quand même. Une simple bluette peut-être, avec sa dose de mièvrerie, mais le film se savoure et c'est l'essentiel. On regrette juste la maturité excessive apposée au personnage de la jeune Abigail Breslin. B.T
Un jour, peut-être - Note pour ce film : Réalisé par Adam Brooks Avec Ryan Reynolds, Isla Fisher, Elizabeth Banks, ... Année de production : 2008 Sortie française le 25 juin 2008 Hancock de Peter Berg
Cet été, nous avons affaire à de drôles de super-héros. Iron Man et Hancock souffrent tous les deux d'alcoolisme mais n'en restent pas moins des justiciers efficaces. Un peu trop dans le cas de Hancock. Leur principale arme : la dérision, ce qui nous permet deux films légers, et plaisants. Cela change un peu de tous ces superhéros qui se prennent parfois un peu trop au sérieux.
Il y a quelques jours, on évoquait Dai Nipponjin (lire notre chronique), un très curieux film japonais resté inédit en salle à ce jour mais présenté à Cannes à la Quinzaine 2007. Si on revient sur ce film c'est parce qu'Hancock partage avec un même postulat de départ. Hancock, comme Dai sato le héros du film japonais, est un superhéros détesté par ceux qu'il protège. En cause, sa force démesurée et destructrice qui provoque à chaque intervention des dommages matériaux que les habitants de Los Angeles sont exaspérés de subir. Dai Sato est exclu de la même manière et pour les même raisons de la ville de Tokyo. Tous deux vivent en paria. La chance de Hancock est de faire la rencontre avec un consultant marketting. Hancock vient de lui sauver la vie et il pourrait lui rendre la monnaie de sa précieuse pièce en redorant l'image médiatique du superhéros...
Narrativement, Hancock se divise en deux parties assez distinctes. La première s'achève sur une excellente et parfaitement innatendue révélation. On ne dira rien bien sûr sauf que le film n'assumera finalement pas, ou plutôt jamais complètement, cette direction prise. Hancock bascule vers quelque chose d'assez mièvre, vaguement mélancolique et perd un peu de sa saveur du début. A jouer sur plusieurs registres, si le film peut tout aussi bien intéresser différents publics - c'est même un pur spectacle familial -, il peut aussi en arriver à se mordre la queue. C'est dommage... mais Hancock reste quand même une excellente et très agréable surprise.
B.T
Hancock - Note pour ce film :
Réalisé par Peter Berg
Avec Will Smith, Charlize Theron, Jason Bateman, ... Année de production : 2008 Sortie française le 9 juillet 2008 Par suite d'un arrêt de travail de Frédéric Andréi + 48 Heures par jour de Catherine Castel
Par suite d'un arrêt de travail, le personnel de la SNCF est en grève. Un con de droite (Timsit) et un con de gauche (Berling) vont traverser une France en grève généralisée pour rallier Rome. Un couple bourgeois parisien (De Caunes/Atika) confronté au problème de la conciliation entre vie privée et vie professionnelle. Lui travaille comme un dingue quitte à délaisser son cocon, elle sacrifie ces ambitions pour gérer foyer et enfants... Sauf qu'elle compte inverser les rôles...
Par suite d'un arrrêt de travail... sort quelques semaines après 48 heures par jour. Les deux comédies, chacune très agréable, partagent la volonté d'une perspective sociale. Les deux films n'ont pas l'ambition de faire de la politique et c'est heureux, juste questionnent-ils notre façon de vivre assez intelligemment. Les films sont légers, drôles, et suffisamment intéressants pour être partagé en famille et/ou entre amis et susciter interrogations, voir débats. Dans la masse colossale et encombrante de comédie anecdotiques et sans saveur qui pullulent dans le paysage cinématographique français - dernier exemple en date, la très crétine bluette Mes amis, mes amours de Lorraine Levy - les intentions de ces deux films sont tout à fait louables et bienvenues. D'autant plus que les deux films sont équitablement porté par des comédiens épatants et enthousiastes. Si seulement les comédies populaires françaises pouvaient être plus souvent, au moins aussi efficaces et plaisantes que ces deux exemples... B.T
Par suite d'un arrêt de travail... - Note pour ce film : Réalisé par Frédéric Andrei Avec Charles Berling, Patrick Timsit, Dominique Blanc, ... Année de production : 2007 Sortie française le 2 juillet 2008 Réalisé par Catherine Castel Avec Aure Atika, Antoine de Caunes, Victoria Abril, ... Année de production : 2008 Sortie française le 4 juin 2008 L'actu cinéma du 14 JuilletUn projet pour Rupert Grint, des suites pour Sex and the City et Rock Academy, la permière bande-annonce de "Max Payne"... Tour d'horizon d'une actualité cinéma guère foisonnante en ce mois de juillet. C'est les vacances !
B.T |
|
|