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La Chanson du dimanche

 

 

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Puisqu'on est dimanche, vous prendrez bien le temps d'une petite chanson ?

Deux mecs, Alexandre Castagnetti et Clément Marchand, on eu cette idée originale de proposer tous les dimanche une nouvelle chanson. L'un à la guitare, l'autre au synthé, ce n'est pas musicalement qu'ils risquent de bouleverser qui que ce soit. En revanche, les textes sont assez brillamment déconneurs pour attirer la sympathie du chaland.

Depuis février 2007, leurs vidéos, simples, amusantes, se succèdent sur le web, au point d'enclencher un véritable phénomène, récupéré très rapidement par radios, télés et, évidemment, maison de disques. Ils ont signés chez Remark Records. Mais ce succès, ils le méritent. Ils apportent une fraîcheur bienvenue, un regard tout en dérision sur ce qui électrise chaque semaine l'air du temps.

Si l'on vous en parle, c'est que La Chanson du dimanche n'est pas sans lien avec le cinéma. L'un des deux membres du duo, Alexandre Castagnetti, est le co-réalisateur (avec Corentin Julius) d'une comédie inoffensive et sympathique, L'Incruste (2004), un film qui réunit entre-autre Frédéric Diefenthal, Titoff et Zoé Felix.

Le succès de La Chanson du dimanche est tel que l'on imagine assez bien un retour prochain au cinéma. On en est pas là. Nous, on vous invite seulement à découvrir quelques uns des tubes de ces assez incroyables boute-en-train, et notamment l'impressionnante Ô Barack, une des dernière en date.

Pour en savoir plus sur eux, Google est votre ami, Wikipedia aussi, et c'est sans compter sur Myspace...

 

B.T

 

 


 

 


 

 


 

 


 
 
 

Le Sel de la mer (Salt of this sea) d'Annemarie Jacir

 

18965509_w434_h_q80 Une jeune palestinienne élevée à Brooklyn retrouve la terre de ses ancêtres. Le passage par la douane à l'aéroport se passe déjà difficilement. Cette déracinée en quête de ses origines va se retrouver confronter à de nombreux problèmes, idéologiques ou simplement humains... Sa quête croise celle d'un jeune homme qui lui ne rêve que d'une seule chose, fuir cette région martyrisée...

Le film se déroule très simplement dans un style libre et révolté, à travers les décors meurtris d'une Palestine asphyxiée. Le courage exemplaire de l'héroïne, sa force inébranlable, sa foi et son rejet de l'injustice balisent un parcours ou tout est difficile mais ou le refus d'enterrer ses rêves contraste très durement avec la réalité imposée aux personnages. Le Sel de la mer est un film d'écorchée vive, un film quasi militant, en tout cas passionné mais sans haine aucune. Le discours est simple, peut-être parfois trop didactique, mais humaniste, et un réel motif d'espoir.

Présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard, Le Sel de la mer s'est avéré être une formidable découverte, un film à la fois courageux et nécessaire. En prime, une révélation sublime, Suheir Hammad, à la fois belle et vibrante d'émotions diverses.

B.T

 

 

 

   



Le Sel de la mer - Note pour ce film :
Réalisé par Annemarie Jacir
Avec Suheir Hammad, Saleh Bakri, Ryad Dias, ...
Année de production : 2008
Sortie française le 3 septembre 2008


Martyrs de Pascal Laugier

Critique initialement publiée le 5 juin 2008

 

 

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Après une polémique assez insensée, Martyrs s'est enfin frayé un chemin jusqu'aux salles de cinéma, esquivant une assassine interdiction aux moins de 18 ans au profit d'une interdiction aux moins de 16. Martyrs mérite t'il autant de battage ? Pour sa violence, la réponse est très clairement OUI. Pascal Laugier ne fait guère de compromis dans ce qu'il montre et le film devrait effectivement choquer la plupart des spectateurs aux coeur fébrilement accroché.

 

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Le film commence avec une jeune fille, le crâne rasé, le débardeur tâché de sang, la jambe boiteuse, courant à gorge déployée dans une rue résidentielle. La première partie du film s'avèrera assez impressionnante, le temps de la première demi-heure surtout. On regrette les premiers dialogues affligeant de mièvrerie mais soudain, une porte s'ouvre, des coups de fusil à pompe terrassent un à un les membres d'une famille bourgeoise. Le carnage risque de vous clouer dans votre fauteuil.

 

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Passé l'écueil, le film bascule dans quelque chose de plus conceptuel, levant le voile sur une conspiration secrète autour de certaines manipulation scientifiques et psychologiques. Ces expériences sont le prétexte à un déchaînement de violence dans la lignée de Hostel ou de la série Saw (ce que le cinéma d'horreur fait de pire ces derniers temps). Il y a bien quelques plans franchement traumatisants (lorsque l'on retire le "casque" que porte une jeune fille par exemple), mais le film a depuis longtemps déjà basculé dans quelque chose de complètement con, terriblement complaisant et racoleur, et au service d'une sorte d'idéologie assez effrayante.

 

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A l'intérieur et Frontière(s) ont déjà démontré que les réalisateurs français étaient assez couillus au niveaux de leurs envies de montrer une violence brute délestée de tous compromis. A l'intérieur n'était pas parfait et s'en tire honorablement quand Frontière (s), édifiant de connerie, s'impose comme l'un des films d'horreurs les plus honteux de ces dernières années. Martyrs est un peu entre les deux. On ne peut pas nier à Pascal Laugier un certain talent de faiseur - ce qu'on avait déjà ressentis devant le pourtant très moyen Saint-Ange - mais manifestement la mise en image ne suffit pas. Intense, ultra-violent, Martyrs l'est ; consternant, le film l'est aussi. Et c'est cette impression qui reste à l'issue de la projo. Un coup d'épée dans l'eau de plus pour le cinéma de genre français, lequel a décidément du mal à sortir de l'ornière.

 

Benoît Thevenin

 

  

 

Martyrs - Note pour ce film :
Réalisé par Pascal Laugier
Avec Mylène Jampanoï, Morjana Alaoui, Catherine Bégin, ...
Année de production : 2007
Sortie française le 3 septembre 2008

Le Silence de Lorna de Jean-Pierre et Luc Dardenne

 
 

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Il y a une comme certaine routine à décrire un film des frères Dardenne. Les mécanismes sont les mêmes, les chemins empruntés mènent toujours à Cannes, et les révélations féminines sont souvent bouleversantes. On peut être réfractaire au cinéma des cinéastes wallons les plus célèbres mais on ne peut décemment pas faire l'impasse sur Le Silence de Lorna.

 

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Des films comme Le Fils ou L'Enfant ont étalé la sensibilité juste et sincère, quoique légèrement manichéenne, des cinéastes. Le Silence de Lorna s'en rapproche encore. On ne peut pourtant pas caricaturer leur cinéma par une caméra à l'épaule aussi mouvante que dans Rosetta. Lorna est un film ou la recherche de l'équilibre est systématique, à tous les niveaux. Il s'agit d'abord du combat d'une jeune femme face à sa fatalité et comment dans sa quête de stabilité, elle va faire de son mieux pour préserver l'équilibre de ceux qui l'entourent.

 

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L'équilibre est aussi dans la mise en scène, fluide, posée, intelligente, et surtout une scénarisation parfaite, toujours ancrée dans un contexte social précis mais pour cette fois basculer dans une sorte d'onirisme, une folie douce et dangereuse mais évoquée avec tant de tendresse et de pudeur que l'on est inévitablement touché.

Le Silence de Lorna ne peut que provoquer l'émoi, interroger et choquer le spectateur. L'histoire est douloureuse, mais le traitement est simplement bouleversant. Vers la moitié du film, une ellipse narrative vient perturber une intrigue simple et lancinante mais portée par la magnifique docilité, son héroïsme aussi, du personnage de Lorna. Cette ellipse remet presque en cause tous les a priori liés au cinéma des Dardenne.

 

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Arta Dobroshi en Lorna est l'évidente révélation de ce film. Mais comment diable les deux frères arrivent-ils à dénicher autant de perles ? Eux qui ont déjà donnés leurs premières chances à Jérémie Rénier - que l'on retrouve ici avec un certain effroi tant sa performance est saisissante et fébrile - dans La Promesse, à Emilie Dequenne (Rosetta) ou  encore Déborah François (L'Enfant). Mais Lorna va bien au-delà de son impeccable casting.

Le film est simplement le plus beau, le plus fort, le plus directement cinématographique des frères Dardenne. Si Le Silence de Lorna avait reçu la Palme à Cannes cette année, ce n'aurait vraiment pas été scandaleux eu égard à la qualité du film. Trois Palmes, c'aurait en revanche été trop. C'aurait été trop d'ériger en Rois de Cannes, ce Royaume de l'art cinématographique, ces deux cinéastes qui ne paraissent toujours pas les plus impressionnants des maîtres que l'Histoire du cinéma compte, ou même de seulement ceux que Cannes a consacré. Et pourtant Lorna n'aurait pas démérité le plus grand des prix. Il est reparti quand même avec celui du scénario et c'est un signe qui ne trompe pas. 

 

B.T

 

 

   








Le Silence de Lorna - Note pour ce film :
Réalisé par Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne
Avec Arta Dobroshi, Jérémie Renier, Fabrizio Rongione, ...
Année de production : 2008
Sortie française le 27 août 2008

La Fille de Monaco d'Anne Fontaine

 

18956911_w434_h_q80 Dès la première séquence, on se dit que l'on est bien en France, avec cette manière d'intellectualiser le sexe comme nous savons si bien le faire. Nous avons, fort heureusement, un acteur délicieux et extraordinaire, Fabrice Lucchini, lequel sait s'approprier n'importe quel fichu texte. Le film tiens donc sur ses épaules, assez largement, même si celles de Roschdy Zem sont solides aussi.

Et pourtant... C'est bien la présence ensorcelante de Louise Bourgoin, qui capte inévitablement l'attention. Elle est sublime comme on le savait déjà ; libre, fraîche et particulièrement bien (dés)habillée. Elle n'est pas une actrice hors-norme mais sa beauté vénéneuse oblige à quelques fantasmes, ce que les personnages du film, celui de Lucchini en tête, ne démentirons pas.

Louise Bourgoin vampirise complètement l'écran, fascine par son incarnation. Le drame psychologique est lui plus anecdotique quoique pas déplaisant mais l'on se dit que de toutes les façons, l'essentiel est ailleurs.

Si des producteurs ont vu cette Fille de Monaco, sans doute ont ils maintenant une envie furieuse de lui offrir la carrière de diva vers laquelle elle pourrait bien se destiner. Et Monaco dans tout ça ? Guitry en parle mieux et avec plus d'humour...

B.T



 

  





La Fille de Monaco - Note pour ce film :
Réalisé par Anne Fontaine
Avec Fabrice Luchini, Roschdy Zem, Louise Bourgoin, ...
Année de production : 2008
Sortie française le 20 août 2008

Babylon A.D. de Mathieu Kassovitz

 

18934920_w434_h_q80 S'il existait une République du cinéma, on se présenterait volontier à sa présidence histoire de faire appliquer vite quelques décrets urgents, comme l'atteste une fois de plus un film, et cette fois il s'agit donc du dernier Kassovitz. Quelle loi me demandez-vous ? Une interdiction (toutes les lois ou presque interdisent quelque chose maintenant) de monter des plans de moins de 3 secondes.

Babylon A.D est un film bordélique et malade, peut-être parce que, et on a en conscience aussi, la production aura été houleuse. Mais même sans ça, un film d'action aux scènes illisibles et qui semblent rescusciter par moment les Yamakasis de Besson et Zeitoun, c'est bien plus que ce que l'on supporte habituellement de voir.

Kassovitz, entre Les Rivières Pourpres et Gothika, ferait sans doute bien de revenir à des entreprises plus modestes...


B.T



 

 

  
 
 
 


Babylon A. D. - Note pour ce film :
Réalisé par Mathieu Kassovitz
Avec Vin Diesel, Mélanie Thierry, Michelle Yeoh, ...
Année de production : 2008
Sortie française le 20 août 2008

Quand Pixar se fait des clins d'oeils ;)

 

A l'occasion de la sortie de Wall-E, le dernier film des fameux studios Pixar, retour en images sur les clins d'oeil à leur patrimoine que l'on retrouve régulièrement, et discrètement, dans chacun des films de la compagnie.

Le logo Pixar lui-même fait référence à Luxo Jr, premier héros historique de chez Pixar, après l'indépendance acquise par rapport à Lucas Films dont Pixar était une des divisions. La célèbre lampe qui prend la place du I de "PIXAR" est en effet le personnage principal du court-métrage en images de synthèses (réalisé en 1986) de John Lasseter, le papa de Pixar.

A l'occasion de Wall-E, la présentation du logo évolue. Dès la première bande-annonce du film, l'attachant robot amoureux vient dépanner Luxo Jr dont l'ampoule, après plus de vingt ans de bons et loyaux services, vient de griller. Wall-E fait tomber maladroitement le R de "PIXAR" et  se substitue à lui...

 

 


 

On notera que Wall-E rappelle directement un autre court-métrage des studios Pixar, le tout premier du studio, quand Pixar appartenait encore à Lucas Films : Les Aventures d'André et Wally B (1984)...

 

 

On retrouve une référence aux Aventures d'André et Wally B dans Toy Story, avec le livre jaune rangé derrière le personnage de Woody (cf. photo ci-dessous). Le livre s'intitule The Adventures of André...

 


 

Luxo Jr, fait elle-même une apparition dans Toy Story... mais peinte en rouge...



 

Toujours dans Luxo Jr, il y a cette petite balle jaune et bleue avec son étoile rouge...

 


 

... et bien c'est cette même balle que l'on retrouve dans Toy Story, lorsque Buzz l'Eclair rebondit avec elle pour faire croire aux autres jouets qu'il peut voler...

 

 

 

Cette balle est un accessoire récurrent dans tout le catalogue Pixar. On reconnaît ses couleurs et son étoile via la piste du cirque dans la séquence rêvée de Red's Dream, court-métrage Pixar réalisé en 1987.

 


 

Ci-dessous, vous reconnaîtrez la station essence Dinoco, l'endroit ou la mère d'Andy choisit de faire son plein ; toujours dans Toy Story...

 


 

... Dinoco est logiquement un sponsor de Flash McQueen, dans Cars (2006)...

 


 

 

Le vieil homme du Joueur d'échec, court-métrage de 1997, s'appelle Geri...

 


 

... Geri est aussi un réparateur de jouet qui remplacera le bras de Woody dans Toy Story 2.

 


 

Les oiseaux de For the Birds, court-métrage réalisé en 2000...

 


 

... réapparaissent très discrètement sur une ligne électrique de Cars.

 

 

Souvenez-vous de la balle dans Luxo Jr. Elle fait partie des accessoires de Baby Sitting Jack-Jack, le court-métrage qui figurait en avant-programme des Indestructibles (2005).

 


 

Ci-dessous, nous vous présentons Tin Toy, héros du court-métrage éponyme de 1988...

 


 

.. Tin Toy se cache sous un lit dans Extra-terrien (aka Lifted), court proposé en avant-programme de Ratatouille (2007). Et vous reconnaissez sans doute Luigini, ici dans le rôle de l'humain qui sera capturé par l'extra-terrestre héros de court-métrage.

 


 

Dans Monstre et Cie (2001), on distingue dans la chambre de Boo, à la fois la balle de Luxo Jr, mais aussi, Jessie, la poupée cow-girl de Toy Story 2, ici posée sur la table blanche à gauche de l'image.

 

 

Toujours dans Monstres et Cie, la très attachante Boo offre à Sulley un jouet en forme de poisson-clown. Deux ans plus tard, en 2003, Nemo le poisson-clown est le héros d'un nouveau long-métrage Pixar, Le Monde de Nemo... (sur cette image, on voit que Sulley tient également dans ses pattes la fameuse balle de Luxo Jr.)

 


 

Dans la salle d'attente du dentiste du Monde de Nemo, le petit garçon de la photo ci-dessous lit un comics et pas n'importe lequel : Les Indestructibles...

 


 

En 2004, Pixar réalise le court-métrage Saute-Mouton. La voiture que vous voyez ci-dessous s'appelle Stanley

 

 

Pourquoi cette voiture à t'elle un nom ? Stanley est le fondateur de Radiator Spring - la ville des voitures de Cars dans laquelle Flash McQueen va nouer de belles amitiés - d'où cette statue à son effigie.

 


 

Ci-dessous, une caravane abandonnée dans 1001 Pattes...

 


 

... On retrouve ce décor dans Monstres et Cie,  après que Randall le caméléon - que l'on distingue en ombre chinoise derrière la vitre de droite - ait été banni du monde des humains.

 


 

Le clin d'oeil le plus connu chez Pixar reste l'incontournable camion de livraison du Pizza Planet, aperçu initialement dans Toy Story et que l'on retrouve depuis dans chaque film Pixar, y compris Wall-E

 

 

Dans le premier Toy Story, Woody et Buzz s'accrochent au camion le temps d'une longue séquence pour rejoindre la pizzeria estanpillée Pizza Planet...

 


C'est ce même camion que Buzz emprunte dans Toy Story 2, afin d'échapper au voyage vers un musée du jouet au Japon, auquel Buzz, Jessie et le cheval Pil-Poil semblent comdamnés...

 


Ci-dessous, une vision très furtive du camion dans Le Monde de Nemo...

 


Le camion apparaît logiquement auprès des voitures de Cars. Sur l'image ci-dessous, il est situé à gauche, garé près du Camion "Elvis Presley"...

 


 

C'est dans Les Indestructibles, premier long-métrage réalisé par Brad Bird pour Pixar, que le camion  du Pizza Planet est le plus difficile à trouver. On le trouve néanmoins, très furtivement là aussi, dans une séquence sur l'autoroute. Dans Ratatouille, second film Pixar de Brad Bird, il faut là aussi avoir l'oeil particulièrement affûté pour distinguer le camion. Une bonne loupe pourra faire l'affaire, comme le prouve les images ci-dessous...

 


 


 

Mr Indestructible intervient lors d'un vol de banque et fait face au coupable...

 


 

... on reconnaît ce même voleur en mime devant Notre-Dame, dans Ratatouille...

 


 

A la fin de 1001 Pattes, Woody le héros de Toy Story, joue du clap pour le traditionnel bétisier du générique final...

 


Toujours dans 1001 pattes, Tilt prononce la phrase fétiche de Buzz l'éclaire, "Vers l'infini et au-delà" pour emmener la colonie d'insectes

 


Tilt et Heimlich, se promènent dans les feuillages de Toy Story 2, comme le prouve cette curieuse rencontre avec Buzz...

 


 

Nous n'avons pas encore d'images de Wall-E pour vous montrez les clins d'oeil repérés dans le dernier film en date de Pixar. On note malgré tout la présence incontournable de la camionette du Pizza Planet, laquelle est scanée par Eve lors de son arrivée sur Terre.

Rex, le dinosaure de Toy Story, figure lui parmi les objets que Wall-E conserve dans son refuge.

Enfin, l'ordre A113 est donné aux pilotes automatiques de ne pas retourner sur Terre. Ce code n'est pas anodin, A113 étant le numéro de la salle de classe de l'université de CalArts, où un certains nombre des artistes de Pixar ont fait leurs études...

 

 

Dossier initialement réalisé par JimHillMedia.com


Le Chevalier Noir (The Dark Knight) de Christopher Nolan

 

18949761_w434_h_q80 Le film de l'été à plusieurs titres : par son ampleur (durée et mise en scène), par sa densité narrative, parce que Batman est ici plus ténébreux que jamais, parce que la noirceur du récit est telle qu'elle produit une intensité assez incroyable pour ce genre de film.

The Dark Knight semble symptomatique d'une amérique post-septembre, hantée par le terrorisme et par la possibilité d'une anarchie. Les repairs sont brouillés, et ici, même Batman semble égaré. Le duel entre le Chevalier Blanc (Harvey Dent) et le Chevalier Noir est au coeur d'un film bien sûr cannibalisé par la performance extrême et extrêmement jouissive d'Heath Ledger en Joker bien décidé à foutre le bordel sans qu'aucune idéologie ne le motive.

Résultat, un film puissant, impressionnant, avec une au deux séquences d'action à nous clouer dans nos fauteuils, et qui surclasse sans problème un Batman Begins dont on avait nous ici peu d'estime. 

B.T



 

    
 
 


Le Chevalier Noir - Note pour ce film :
Réalisé par Christopher Nolan
Avec Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart, ...
Année de production : 2008
Sortie française le 13 août 2008

Appelez-moi Dave (Meet Dave) de Brian Robbins

 

18959865_w434_h_q80 Petite comédie sympathique ou Eddy Murphy trouve une fois encore quelques prétextes à des gimmicks incroyables. L'histoire est naïve, les gags parfois inégaux, mais d'une manière générale, on sourit beaucoup, on passe un moment dès plus agréable et l'on savoure très simplement.

Appelez-moi Dave n'est pas le nanar que l'on s'attendait à voir, juste une petite comédie innocente et douce ou la présence resplendissante d'Elizabeth Banks suffit de toutes les manières à nous conquérir par un seul de ses sourires...


 

B.T

 

 



 

  



Appelez-moi Dave - Note pour ce film :
Réalisé par Brian Robbins
Avec Eddie Murphy, Elizabeth Banks, Gabrielle Union, ...
Année de production : 2008
Sortie française le 13 août 2008

L'Empreinte de l'Ange de Safy Nebbou

 

18956920_w434_h_q80 Drame intime et psychologique qui permet la confrontation entre deux actrices admirables : Catherine Frot et Sandrine Bonnaire. L'intrigue est limpide et ménage assez habilement son trouble. On regrette néanmoins quelques dialogues désastreux, surtout ceux que Vladimir Yordanoff en mari de Bonnaire est obligé de prononcer.

On regrette aussi une conclusion décevante sur laquelle, puisque le film est précédé de l'inévitable mention "inspiré de faits réels", on nous interdit presque d'y trouver à redire...



B.T

 


 

 

 

  




L'Empreinte de l'ange - Note pour ce film :
Réalisé par Safy Nebbou
Avec Catherine Frot, Sandrine Bonnaire, Wladimir Yordanoff, ...
Année de production : 2007
Sortie française le 13 août 2008

Versailles de Pierre Schoeller

critique publiée initialement le 10 juillet 2008

Cannes 2008/ Un Certain Regard
Paris Cinéma 2008/ En compétition

 

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Une jeune mère et son fils de sept ans vivent sans domicile fixe. Ils dorment sur des cartons mais ne traînent pas leur misère. Nina, la maman, est une battante, une écorchée vive que la vie à laissé à la marge. Elle continue néanmoins de croire, de rêver, pour elle et plus sûrement pour Enzo, ce petit au visage d'ange et sage comme une image. Nina découpe un article lu dans un journal gratuit. "Le chômage n'est pas une fatalité". Sans doute un brin démago, l'article est quand même la lueur à laquelle va s'accrocher Nina. Elle rencontre bientôt Damien, un mec brisé mais pas con. Il connaît la loi. Il la connait aussi parce qu'il sort de prison. Damien a trouvé une certaine tranquilité dans une cabane aménagée dans le bois tout près du château de Versailles. La rencontre entre Nina et Damien sera déterminante pour Enzo.

 

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"Fais-moi confiance". Cette réplique qui reviens comme un leitmotiv dans le film, on a envie de vous l'adresser. Les films sur l'exclusion ne sont de fait pas très clinquants, pas très attractif, mais vous auriez tord, infiniment tord de snober celui-ci. La trajectoire de ces exclus n'a rien de misérabiliste. C'est même tout le contraire : l'histoire de personnages abîmés, un peu résignés, mais qui se lèvent, se battent parce que la lumière après les ténèbres est encore possible. Versailles, c'est un chemin vers la lumière. Evidemment, ces exclus ne seront jamais plus roi que le roi. Le Château de Versailles, on ne le voit presqu'en décor, un peu à la manière de l'affiche. Derrière la misère, l'opulence et le luxe. Il s'agit bien là d'une des contradictions les plus cinglantes de nos sociétés. La France n'est pas exceptionnelle de ce point de vue et, la société à beau être l'une des plus riches, certains sont sur le carreaux.

 

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Enzo lui n'est qu'un petit ange déchu. Il suit sa mère dans son parcours chaotique, il a peur du vent ; que ce vent l'emporte au ciel. Enzo ne parle quasiment jamais, sinon la nuit pour tendre la main et réclamer que sa mère la lui tienne. Le destin d'Enzo va basculer à un moment donner et les évènements s'enchaîneront de telles manières que la cruauté dont il sera la victime sera immense. Heureusement, Enzo n'est pas seul, on le protège.

 

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Le film de Pierre Schoeller (premier film pour le cinéma mais déjà scénariste du très généreux Quand tu descendras du ciel d'Eric Guirado, sur le même thème) est impressionnant de richesse d'âme, de sensibilité. On pourrait craindre un film profondément politique, démago. Il y a un côté enragé certes, qui tient d'abord à l'interprétation à fleur de peau des acteurs, Guillaume Depardieu en tête. Judith Chemla est elle une belle révélation, avec ses yeux ronds immenses comme ceux de Zooey Deschannel. La rage est néanmoins parfaitement contenue. Ce qui intéresse Pierre Schoeller, c'est le parcours humain de ces personnages. Ils sont les victimes d'un système mais le film n'est pas la critique de ce système.

 

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Le système, plusieurs fois tend la main et empêche les gens de se noyer. Les réponses données peuvent être insuffisantes mais chacun raisonne de manière sensée. Il n'est pas facile de tenir cet équilibre car on pourrait très bien basculer dans quelque chose de parfaitement faux, avec le clochard qui devient roi parce que le roi lui laisse son fauteuil. On n'est pas du tout dans ce registre. Juste Versailles est un film dont les personnages ont de l'espoir et, bien que le film soit profondément noir, cet espoir ils y resteront toujours accrochés. C'est tellement nécessaire. Nina et Damien ne sont pas seuls en jeu. Enzo est tombé du ciel, il n'a rien demandé à personne, et c'est pour lui que tout doit être fait pour trouver un peu de lumière.

 

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Il y a une scène absolument magique ou Enzo trouve Damien suffoquant. Enzo court à travers les bois, traverse imprudemment la route, grimpe un escalier majestueux, traverse la coure du château de Versailles et rentre dans le château. Ce petit bonhomme pouilleux et naïf vient chercher de l'aide auprès du valet du Roi. Enzo est comme tous les autres gamins, il écoute et retiens les histoires que les adultes lui content. Cette scène possède un souffle, un lyrisme, c'est une fulgurance. Elle est parfaitement symbolique du chemin qu'emprunte les personnages pour revenir à la lumière, parfaitement symbolique des montagnes qu'il, faut graver, de la quête d'un idéal inacessible, d'une naïveté qui est un moteur.  

 

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Faites nous confiance, allez voir Versailles. Le film est si beau, si riche, oui, et tellement touchant. Le personnage d'Enzo, un peu le même que celui du Kid avec Charlot, le vaut bien.  

 

Benoît Thevenin

 

 

 

 

 


Versailles - Note pour ce film :
Réalisé par Pierre Schoeller
Avec Guillaume Depardieu, Judith Chemla, Max Baissette de Malglaive, ...
Année de production : 2007
Sortie française le 13 août 2008

Solitaire (Rogue) de Greg McLean

Texte initialement publié le 27 janvier 2008

 

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En compétition, Fantastic'Arts Gérardmer 2008

Le film de crocodile (ou de requins) est un sous-genre en soi et pour un Dents de la mer, combien de navets et nanars du style Shark Attack ? Greg McLean nous avait épaté en 2006 avec son Wolf Creek, dans lequel il détournait avec brio les écueils du très stéréotypés cinéma de tueurs en série. Avec Rogue, le cinéaste s'impose maintenant pour de bon comme un cinéaste à suivre. Au pays de Crocodile Dundee (gros succès en son temps mais piètre film convenons-en), un groupe de touriste embarque dans un petit bateau pour découvrir de près les crocodiles qui élises résidences dans la rivière. Évidemment, les choses vont mal tourner.


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Les bases du film sont classiques, c'est très clair mais voilà, Greg McLean est un cinéaste doué. Le premier personnage du film, c'est cette nature hostile mais magnifique que l'homme ne domptera pas. Au mieux il s'y fera une place, pour peu qu'il fasse attention à ne pas investir les territoires alentours. Le réalisateur construit son intrigue autour de personnage parfaitement écrit, ce qui revient à dire que McLean contourne les passages obligés du film. Rogue est un film sans chichi, sans bravoure, sans caractère exceptionnel et ou les plus audacieux sont ceux qui se font croquer le plus rapidement. L'histoire qui se tisserait inévitablement dans n'importe quel film autre film du genre entre les deux stars du film (Radha Mitchell et Michael Vartan)  est ici soigneusement étouffée dans l'oeuf dès lors que tous les ingrédients (la belle guide, le pêcheur lourdingue qui la convoite, le beau touriste qui s'immisce entre eux deux) ont été réunis pour faire quelque chose de banal. C'est là toute la prouesse du film : amener le spectateur sur des chemins évidents qu'il connaît par coeur pour mieux le surprendre à ces moments précis. Greg McLean mène donc son histoire de la très exacte manière dont il nous décrit la façon dont les crocodiles eux-mêmes opèrent : surgir au moment où la banalité s'est imposé.


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Rogue n'est pas un film parfait, il y a quelques moment un petit peu agaçants et les derniers plans peuvent décevoir un peu mais d'une manière générale, Greg McLean nous livre un film sauvage, instinctif et vraiment plaisant. Pour ne rien gâcher, le crocodile du film, alors qu'aujourd'hui tout est images de synthèses, est ici une créature mécanique. On ne le devine que parce que l'on voit bien qu'il ne s'agit pas d'une créature numérique mais sinon, on croit vraiment en cette créature. Alors Rogue n'est peut-être qu'un film de série B mineur, mais il s'agit surtout d'un vrai film d'aventure de qualité, ce qui est rare. En tous cas, dans le rayon crocos de vos vidéos-clubs, vous ne trouverez sans doute pas mieux.

 

Benoît Thevenin


 



Solitaire - Note pour ce film :
Réalisé par Greg McLean
Avec Michael Vartan, Radha Mitchell, Sam Worthington, ...
Année de production : 2007
Sortie française le 13 août 2008

Gomora de Matteo Garrone

Texte publié initialement le 25 mai 2008

 

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Au départ il y a le best-seller de Roberto Saviano, jeune journaliste italien même pas trentenaire. Sa plongée dans l'univers de la mafia napolitaine lui a valu, par celle-ci, une condamnation à mort. Saviano vit sous protection policière. Il y avait donc chez Matteo Garrone une certaine audace à vouloir porter à l'écran le livre-enquête de Saviano. Le challenge était d'autant plus monstrueux que la mafia, sur-représentée au cinéma, véhicule pas mal de fantasmes. Et le cinéma de Mafia a assez de lettres de noblesses pour que se resserre encore plus l'étau sur l'approche de Garrone. Etant donné l'audace du roman, son caractère effrayant, il ne pouvait pas être question pour Garrone de s'inspirer du lyrisme des modèles américains que tout le monde à en tête.

 

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Garrone privilégie donc une approche réaliste, ce qui n'enlève en rien le caractère percutant du film. La Camorra que l'on nous présente est vacharde, mesquine, intraitable, ultra violente. Une telle organisation ne peut de toutes façons pas avoir d'état d'âme. Le titre du film évoque tout à la fois la Camorra et Gomorrhe, cette cité du vice que décrit la Bible. Naples et sa région sont donc une sorte de Gommorhe moderne. La Camorra règne sur la ville et détient tout les business, y compris les poubelles - celà a fait l'actualité il y a quelque semaines. Dans Fast Food Nation, on nous expliquait qu'il pouvait y avoir des excréments de bovins dans les hamburgers des fast food. Avec Gomora, vous allez notamment comprendre comment il peut y avoir des déchets toxiques dans la Mozarella.

 

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Gomora se construit autour de cette entité monolytique qu'est la Camorra mais à travers six trajectoires de groupes de personnages bien distincts. Ce qui est fort regrettable au final, c'est l'ampleur que prend le film, parce qu'il en manque... Gomora est éprouvant à cause de la force du propos qu'il déploie. Mais c'est aussi un film un peu bancal, ou les trajectoires ont du mal à se recouper - ce n'est pas le but du cinéaste et ce n'est pas le problème en soit. Juste, peut-être parce qu'il semble dense et que c'est parfois impalpable, Gomora paraît brouillon et manquer de souffle ce qui est infiniment paradoxale tant le film est impressionnant et parsemé de séquence d'une intensité terrible. Ca n'a rien à voir avec la violence magnifiée des films de Coppola, Scorcese ou De Palma. La violence de Gommora est simpliste, vicieuse, amorale... réaliste. Gomora, trop décousu pour fasciner vraiment, s'avère frustrant en même temps qu'il marque par la force qui au final s'en dégage quand même. Le film a reçu le prix du Jury lors du 61e festival de Cannes.

 

B.T

   




Gomorra - Note pour ce film : 
Réalisé par Matteo Garrone
Avec Salvatore Abruzzese, Gianfelice Imparato, Maria Nazionale, ...
Année de production : 2007
Sortie française le 13 août 2008

La Momie : La Tombe de l'empereur Dragon (The Mummy: Tomb of the Dragon Emperor) de Rob Cohen

 

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La Momie a repris le flambeau délaissé par Indiana Jones et ses émules sur le terrain du film d'aventure drôlatique. La franchise initiée par Stephen Sommers (pour ce qui était déjà un remake du film avec Boris Karloff réalisé en 1932) n'a jamais suscitée autant d'enthousiasme que celle de Spielberg et Lucas mais a suffisamment marché pour que se pose la question d'un duel à distance entre les deux aventuriers. La faute à Indy, revenu en petite forme cette année. Les plus déçus des fans commencaient à envisager de trouver leur bonheur chez Brendan Fraser...

 

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Cette fois, Stephen Sommers laisse les manettes à Rob Cohen, le réalisateur de Coeur de Dragon, The Skull ou encore Fast and Furious... Autre changement majeur, la belle Rachel Weisz remplacée par la Coyote Girl Maria Bello. Cette dernière, convainquante chez Cronenberg (A History of Violence) l'est ici un peu moins, sans qu'on ne puisse lui jeter la pierre pour autant. Il n'est pas toujours facile d'accepter le changement...

 

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Cette fois, la méchante momie est celle d'un Empereur sanguinaire assoiffé de puissance mais à l'ascension réduite à néant, la faute à une puissante malédiction. Il est dit dès les premières minutes que Jet Li et Michelle Yeoh devront s'expliquer. Avec de tels acteurs, on n'espérait de toutes les façons pas moins...

 

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De tous les films de la saga, La Momie 3 ne nous parait pas le plus mauvais... Sauf que l'on se demande justement pourquoi caster Jet Li et Michelle Yeoh si c'est pour que leur rencontre débouche sur un combat de 2 minutes monté à la mitraillette. On n'y vois donc rien. Dans ces conditions de mise en scène, peut-être pourrais-je moi même remplacer Jet Li et me faire passer pour un Tai Chi Master ! Merci Rob Cohen. Pour le reste, le film remplit gentillement son contrat de scène d'action et de blagues potaches, sans plus ...

B.T

 

 

 

  





La Momie : la tombe de l'Empereur Dragon - Note pour ce film :
Réalisé par Rob Cohen
Avec Brendan Fraser, Jet Li, Maria Bello, ...
Année de production : 2008
Sortie française le 6 août 2008

Braquage à l'anglaise (The Bank Job) de Roger Donaldson

 

 

18960015_w434_h_q80 Lorsqu'une Princesse britannique se fait photographier à son insu entre deux hommes dans une petite cabane des Caraïbes, les plus grands complots se doivent d'être réactivés. Une bande de malfrats menée par le charismatique (sic) Jason Statham, va servir de pion dans cette affaire ou pour commencer, ils devront assurer le braquage d'une prestigieuse banque londonienne. Manoeuvres politiques, tortures, violence brute, prostitution, sexe, tous les ingrédients semblent réunis dans le milk-shake.

Reste un scénario souvent invraisemblable et qui ne prend donc pas ou, en tout cas, jamais complètement. On ne s'ennuie pas non plus mais, pour le plus grand film de braquage que l'on nous promet sur l'affiche, on repassera. Spike Lee au moins est déjà passé par là il y a peu...

 

B.T

 

 

 

  




Braquage à l'anglaise - Note pour ce film :
Réalisé par Roger Donaldson
Avec Jason Statham, Saffron Burrows, Stephen Campbell Moore, ...
Année de production : 2008
Sortie française le 6 août 2008

Dorothy (Dorothy Mills) d'Agnès Merlet

Critique initialement publiée le 7 juillet 2008 

Paris Cinéma 2008, En compétition

 

18956901_w434_h_q80 Une petite communauté sur une île au large de l'Irlande du Nord. un couple rentre à la maison et a la désagréable surprise de surprendre la jeune baby-sitter en train de maltraiter le bébé. La coupable est une jeune femme nommée Dorothy Mills. Une psychiatre est envoyée sur les lieux du drame pour examiner de plus près le cas très inquiétant de Dorothy, laquelle se prétend innocente...

Avant Valkyrie, ou goûte avec bonheur au plaisir de retrouver enfin Carice van Houten, la sublime révélation de Black Book. C'est en découvrant le film de Verhoeven qu'Agnès Merlet s'est décidé à convaincre l'actrice de rejoindre le casting du film, pour le rôle de la psychiatre. Amatrice de fantastique, la réalisatrice dont il s'agit du 3e long-métrage (après Le Fils du Requin en 1994 et Artémisia en 1997) s'est exilé en Irlande pour tourner en Anglais cet inquiétant thriller fantastique porté par une jeune actrice absolument incroyable, Jenn Murray.

Jenn Murray incarne Dorothy, une très inquiétante héroïne atteinte d'un trouble bien particulier. Un certain nombre de personnalités cohabitent dans son esprit et la tourmentent au plus haut point, obligeant l'actrice à des variations de jeu aussi subites que spectaculaires et, surtout, terrifiantes. Dorothy est un film ténébreux, dont le décor très brumeux de l'Irlande renforce le contexte infernal. La communauté est fortement régie sous les codes de l'Eglise protestante, d'où un fonctionnement quasi sectaire qui augmente encore cette tension qui parcoure tout le film. Au delà de la simple atmosphère, la descente aux Enfers vers laquelle est promise la psychiatre se déroule selon un scénario complexe, parfaitement mené et finalement extrêmement étonnant et audacieux. On ne savait pas du tout à quoi s'attendre avant de découvrir ce film, on est donc pas déçu. La surprise est grande et cinglante.

B.T

 

    

 

Dorothy - Note pour ce film :
Réalisé par Agnès Merlet
Avec Carice Van Houten, Gary Lewis, David Wilmot, ...
Année de production : 2007
Sortie française le 6 août 2008



Les 3 p'tits cochons de Patrick Huard

Critique publiée initialement le 13 juillet 2008 

Les 3 p'tist cochons

 

Trois frères au chevet de leur mère dans le coma. Tous les trois sont mariés mais plus ou moins adultes. L'ainé travaille dans la finance et est le plus responsable. Le second, agent de recouvrement, doit supporter ses propres dettes et un couple qui bat de l'aile. Le cadet est le plus immature, un petit prof de taekwondo sans grande envergure qui encaisse mal la comparaison avec ses frères, d'autant plus que son propre couple avec une policière assez sévère ne coule pas non plus de jours heureux... Ainsi va la vie de ses trois frangins malgré tout très liés, leurs quêtes individuels d'un bonheur insaisissable mais à portée de bras.

Proposé hors compétition lors du festival Paris Cinéma, le film a été présenté par Patrick Huard lui-même. Il se disait fier d'être là, n'ayant jamais imaginé en faisant son film que sa modeste entreprise franchirait l'Atlantique pour s'offrir aux spectateurs français. Les 3 p'tiits cochons sortira en effet en sortie nationale française le 6 août prochain.

 

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La première séquence, avant le générique, donne parfaitement le ton du film. Le plus jeune frère cherche à libérer son vélo de son cadenas mais ne se rappelle plus la combinaison. Son épouse s'inquiète du boucan fait de devant la porte, sort voir ce qui se passe et constate la scène. Il lui explique qu'il ne se souviens plus du code, ce qui chagrine fatalement sa belle. Le code, c'est sa date d'anniversaire mais... l'indice n'aide pas vraiment le malheureux, obligé là de révéler là son indélicatesse à l'égard de sa belle.

Puisque le titre du film fait, dans un double sens, référence à la célèbre fable, qui est là le grand méchant loup ? De l'aveux même du réalisateur, c'est le bonheur, cette chose impalpable après laquelle tout le monde court. "Comment y arriver sans faire trop de dommages collatéraux ?"

 

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Plus grand succès du cinéma québecois en 2007, Les 3 p'tits cochons est un joli petit film, stylisé,  à la fois drôle (beaucoup de scènes particulièrement cocasses et des ping-pong verbaux assez exquis) et un peu tragique, mais toujours attendrissant. Les personnages sont tous plus ou moins minables, il ne sont pas des héros, juste des hommes avec leurs failles et qui se battent avec leurs moyens. On est pas très loin ici du Coeur des hommes d'Esposito. Il y a en tout cas la même tonalité.

On ne reprochera certainement pas la sincérité de ces 3 p'tits cochons, premier film d'un humoriste célèbre à Montréal (lequel est aussi crédité au scénario de Bon cop, Bad cop, sur lequel nous reviendrons prochainement). Premier film un peu maladroit parfois, mais toujours très tendre et attachant. Un joli petit film populaire, frais et sympa, vraiment idéal pour l'été.

 

Benoît Thevenin

 

   

 


Les 3 p'tits cochons - Note pour ce film :
Réalisé par Patrick Huard
Avec Claude Legault, Guillaume Lemay-Thivierge, Paul Doucet, Sophie Prégent, Julie Perreault, Isabel Richer...
Année de production : 2007
Sortie française le 6 août 2008 (au Québec le 10 août 2007)


"Shrooms" de Paddy Breathnach

critique publiée initialement le 1er février 2008

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Hors-compétition, Fantastic'Arts Gérardmer 2008

Mis en scène par le réalisateur de Coup de peigne, Shrooms ne s'annoncait pas comme un film particulièrement génial. Il ne l'est pas du tout, c'est très clair. Présenté hors-compétition à Gérardmer, Shrooms peut être vu comme un sympathique nanar. C'est en tous les cas très stupide, très mauvais, souvent ridicule et plus souvent attachant qu'irritant. Quoique...

Dans Shrooms il est question d'un groupe de jeunes américains lesquels se rendent dans une forêt irlandaise pour manger quelques champignons magiques. La forêt a bien sûr été le cadre, quelques décennies auparavant, d'un massacre et des fantômes particulièrement revanchard rôdent aux alentours. Pour ajouter au danger, la forêt recèle de champignons vénéneux et léthals.

Shrooms est un film de lemmings avec des personnages assez stupides pour foncer systématiquement la tête la première dans les pièges qui semblent se présenter à eux. Le film provoque systématiquement les sarcasmes mais s'avère également particulièrement irritant par son recours répétés aux flash forwards annonçant les horreurs promises par le scénario. Shrooms est ultra prévisible, peu efficace et réalisé comme un téléfilm, ce qui n'arrange rien.

Les amateurs de nanars, ne serait-ce que pour la séquence de dialogue avec une vache, auront droit à 2 minutes de bonheur. Prenez garde à ne pas en espérer plus.

 

B.T

 

  
 


Shrooms - Note pour ce film :
Réalisé par Paddy Breathnach
Avec Lindsey Haun, Jack Huston, Max Kasch, ...
Année de production : 2006
Sortie française le 6 août 2008